La toute toute première fois…

La toute toute première fois*

Cette nuit tu n’es pas là

Tu n’es pas chez une de tes mamies ou un de tes papis

Tu vis ta première soirée-pyjama

tu as pris ton doudou et ta tétine, tu as demandé si quand même le grand frère de ta copine  n’allait pas un peu se moquer, je t’ai rassurée bien sûr.

tu as voulu prendre ton oreiller et ça nous a fait rire toutes les deux, car tu es partie pour une nuit avec un gros balluchon comme si tu partais une semaine.

avant de partir tu m’as serrée fort dans tes bras, tu m’as regardée dans les yeux et tu as fait cette petite moue de la bouche, celle qui dit « je ne suis plus trop sure de vouloir y aller maman »

et puis finalement une fois arrivée là-bas, tu t’es à peine retournée pour me dire au revoir, trop heureuse de retrouver tes copines.

J’ai fait un pas de côté

j’ai regardé tes grands yeux bleus

Tes beaux cheveux bouclés qui te font ressembler à une petite lionne

Ta confiance en toi qui rayonne et qui m’éblouit, cette confiance que j’ai tant envie d’entretenir pour que tu la gardes pour la vie.

et j’ai été fière de toi, de la simplicité avec laquelle tu vis ta vie.

je t’ai retrouvée dimanche, tu ne voulais pas quitter tes copines,

tu m’as rappelée mes week-ends chez mon amie d’enfance, le goût de la liberté, le bonheur de découcher, de découvrir une autre manière de vivre, d’autres habitudes dans une nouvelle famille.

alors il y en aura d’autres c’est sûr des soirées-pyjama, mais celle-ci avait un goût précieux, le goût de la première fois.

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*je pense à cette chanson de France Gall « ce soir je ne dors pas »  (précieuse référence musicale de mon enfance <3)

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Sans elles

48 heures sans elles.

48 heures à nous.

Depuis que je suis mère je sens à quel point ma perception du temps a changé. Je cours, je vis à 100 à l’heure, le boulot, la fin de journée qui n’est jamais une fin mais plutôt le début d’une deuxième journée avec elles.

Dès moments où j’essaie d’être la pleinement pour elles même si parfois il y a des loupés car je suis trop fatiguée pour être vraiment disponible. Je suis là physiquement mais pas vraiment là dans ma tête. 

Heureusement, on est deux, on s’appuie l’un sur l’autre, on prend le relai quand l’un de nous n’en peut plus. 

On partage tout, mais on court souvent après le temps, ce temps rare, précieux, ce temps pour nous. 

Avant de les avoir, avant d’être mère, je ne me rendais pas compte de tout le temps libre que j’avais; La liberté de faire ce que je souhaitais, quand je le souhaitais. 

Aujourd’hui, j’ai le sentiment souvent de manquer de temps mais j’ai aussi pris conscience qu’avant elles je ne savais pas apprécier le temps à sa juste valeur. Aujourd’hui, grâce à elles, mon temps libre prend plus de sens. Je mesure à quel point il est précieux. J’ai envie d’en prendre soin, de mieux l’utiliser.

Ce weekend, nous avons savouré le fait d’être ensemble, tous les deux, de préparer un bon dîner, de penser à nos nouveaux projets, de nous offrir avec un peu d’avance un joli cadeau de Noël, de regarder un film, de faire une sieste, de voir nos amis proches, de faire du sport.

Parfois quand on est parents on s’oublie un peu, soit même, son couple. Ces moments à deux sont précieux et nous font vraiment du bien…


Merci aux Mamies et aux Papis qui nous offrent régulièrement ce temps…

Sa grande rentrée

il y a eu sa naissance, ses premières heures de vie, ses tétées goulues, sa vie à la crèche, sa première dent, ses premiers pas, son entrée à l’école maternelle…et puis là, tout à coup, comme si tout cela était passé en un éclair, je suis la mère de cette grande fille, qui a porté tout l’été ses baskets de running avec son maillot de bain deux pièces, et qui ressemble à Eunice Barber quand elle court, élancée, longiligne, cette grande fille qui sait déjà lire et qui entre au CP, à l’école primaire (comme on disait à mon époque), à l’école élémentaire (comme on dit en 2016)…

Elle est prête, elle est fière, elle est grande, elle gère…

Plus pour moi que pour elle, j’ai encore une fois cette année eu envie de ritualiser la rentrée et j’ai fait quelques achats pour son entrée au CP.

Mon plus grand plaisir pour cette rentrée, lui offrir un cartable Tann’s (acheté chez Sarenza). Elle s’en fiche que ce soit un Tann’s, pas moi… Par contre, elle a choisi la couleur: « un cartable bleu bien sûr, comme mes yeux Maman » (ah oui bien sûr, c’est le summum du chic d’associer la couleur de ses yeux à son cartable!).

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j’ai acheté la trousse coordonnées. (parce que je suis un peu perfectionniste et j’aime bien l’idée d’avoir l’ensemble).

 

À l’école élémentaire, le goûter n’est plus fourni par l’école. Chaque matin il nous faudra donc préparer un petit goûter que Notre Grande gardera dans son cartable toute la journée. Pour mieux le conserver, j’ai commandé une jolie « boîte à goûter » avec son prénom, motif petite baleine bleue, acheté chez A-qui-s?

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Enfin pour personnaliser, crayons, cahiers et autres fournitures scolaires, j’ai commandé comme je l’avais fait lors de son entrée en crèche, un lot de petits autocollants personnalisés chez A-qui-s? 

Il me reste juste à attendre la rentrée pour obtenir la première « liste annuelle des fournitures scolaires »… j’adore les articles de papeterie et je me réjouis donc à l’avance de déambuler dans le rayon du Monop’ de mon quartier ❤

Le week-end prolongé

2 journées de weekend bien remplies: un anniversaire de 6 ans avec cinq petites invités énergiques, un dîner entre amis, un dimanche en famille et un dimanche soir qui s’éternise, les filles qui ne veulent pas se coucher.

Veille de début de semaine, il est 23h et je suis fatiguée. Je reprendrais bien un petit bout de weekend …

La nuit est chaotique, ma grande se réveille toutes les heures, on se relaye avec Lulu, on essaie d’apaiser ses douleurs et ses pleurs à grand coup de câlins et aussi de Doliprane.

Et puis vient le matin, le moment où elle me dit:

« je suis trop mal pour aller à l’école maman… »

« Je veux voir un docteur. »

« Allez on y va tout de suite maman? »

J’ai du mal à me dire que je ne vais pas aller travailler, du mal à me décider à faire faux-bond aux collègues. Toujours un peu de culpabilité, l’impression de ne pas assurer sur tous les fronts.

Et puis l’évidence de cette journée rien qu’à nous deux finalement. Cette journée qui vient s’ajouter au week-end, comme un cadeau.

La chouchouter, la bercer dans mes bras maintenant trop petits pour elle en lui murmurant à l’oreille « une chanson douce » d’Henri Salvador que nous adorons toutes les deux.

Elle s’endort après la visite chez le médecin dont le diagnostic semble la soulager autant que moi. Mettre des mots sur ses maux l’apaise.

Les minutes passent, elle dort profondément.  Je m’assois à côté d’elle, je la regarde respirer. Elle est bien.

Aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir volé du temps que je n’aurais pas dû avoir pour nous, pour moi.  (cela me fait penser à ce billet écrit il y a quelques semaines par Marjoliemaman « le temps volé »).

En bonus, j’ai pu aller chercher Ma petite à l’école avant le goûter. La surprendre dans sa classe, voir son regard s’éclairer en nous voyant arriver sa sœur et moi.

Entendre ma Grande dire à l’oreille de ma Petite « tu m’as beaucoup manqué aujourd’hui, je t’aime très fort » et ajouter « tu le dis pas à maman, c’est un secret » et entendre ma Petite lancer à la cantonade « elle a dit qu’elle m’aime et que je lui ai manqué!!! » avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Joli hasard après plusieurs semaines de pluie, le soleil décide de pointer le bout de son nez aujourd’hui. Il fait doux, nous allons au parc, nous goûtons toutes les 3. On est juste bien, tout simplement.

6 ans de toi…

Chaque année depuis mon enfance, le jour de mon anniversaire, ma maman me raconte ma naissance, ou plutôt les sensations qu’elle a éprouvées quand je suis née, la chaleur, l’entièreté de me voir, « gros bébé joufflu et un peu jaune »…

Aujourd’hui Ma Grande, tu as 6 ans et comme chaque année depuis ta naissance, comme ma mère avant moi, j’ai envie de te raconter, de te dire, tes premières heures de vie, la douceur de ta peau, nos tétées si simples, la facilité avec laquelle tu t’es installée dans notre vie.

Je veux te dire mon amour pour toi, ma fierté de te voir grandir. Je te regarde avec des yeux incrédules quand je pense que oui ce petit bout de fille, c’est nous qui l’avons crée, c’est nous qui l’avons fait naître avec ton Papa Lulu.

Je repense aux mains de ton papa sur mon ventre quand tu étais encore au chaud en moi, à la manière douce que tu avais de venir te lover dans ses mains. Tu semblais déjà si décidée à choisir où tu désirais aller.

Je suis impressionnée par la petite fille que tu es aujourd’hui, je n’ai jamais été inquiète pour toi. Tu sembles toujours droite dans tes bottes (de pluie que tu aimes tant!),  tu ne fonces pas, mais tu sais où tu vas, tu réfléchis vite, tu comprends vite, puis tu agis avec assurance.

Tu es si différente de moi que tu me touches d’autant plus. Je pense à tes demandes de câlins ces derniers temps qui semblent te remplir. Tu me dis « je suis bien dans tes bras ». Cela me fait tellement de bien à moi aussi. Toi que je n’ai jamais trop su câliner tant il me semblait que tu n’en avais pas besoin. Tu changes, tu oses dire que tu as besoin de moi, tu oses prendre la place dans mon cœur que ta sœur à si souvent un peu trop occupé…

Depuis quelques mois tu sais lire, comme une évidence, tout en simplicité, comme tout ce que tu fais. J’ai l’impression que la vie se déroule devant toi avec simplicité, de manière nette. Tu sais exprimer les choses quand ça ne va pas, tu es sensible et forte à la fois.

Tu es entière, comme une pépite, un diamant brut.

Je crois que si j’avais rêvé un enfant un jour, c’est de toi que j’aurais rêvé.

Joyeux anniversaire ma douce, ma beauté, ma première, mon aînée.

Ta maman qui t’aime

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farandole de dessins

Ma Grande dessine partout, tout le temps, (elle adore particulièrement sa mallette de crayons reçue pour Noël), des princesses, des paysages, des décors féériques, des monstres… elle a mille idées à la seconde, se raconte des histoires folles, recommence plusieurs fois jusqu’à ce qu’elle soit contente d’elle. Je la regarde faire avec plaisir, elle est si précise, si concentrée, pense au moindre détails. Elle m’impressionne aussi car je crois que je n’ai jamais dépassé le stade du bonhomme et que mes dessins sont toute ma vie restés ainsi … C’est sur,  c’est bien une Lulu, la fille de son papa, graphiste de son état.

Quelques dessins réalisés au cours des derniers mois, Ma Grande me commente chaque dessin avec plaisir:

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« Yakari et Petit Tonnerre. Yakari caresse Petit Tonnerre et pendant ce temps Petit Tonnerre mange de l’herbe.  » (dessin envoyé à Baby Louis au bout du monde)

 

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« Une hutte dans laquelle un chasseur a fait du feu. Le chasseur est parti chasser dans les bois. Il doit aussi ramener du bois pour entretenir le feu… »

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« Une poule à quatre pattes » (oeuvre inachevée) 

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« Un panier avec une pomme dedans et un cornichon et un abricot et plein de bonbons, des bleus, des jaunes, des oranges et des roses et des marrons. »

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« Un chien, sa race, c’est un dalmatien. Un dalmatien qui mange des croquettes et qui boit de l’eau.  »

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 » Mon Papa qui cuisine une soupe avec des carottes, des tomates, de la salade et une aubergine jaune; et de la fumée parce que c’est très chaud. Et une passoire car avec de la soupe, il va y avoir des pâtes de riz. « 

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 » Un monstre qui se bat avec un chevalier et il a perdu un oeil dans la bataille. Et le monstre a craché du feu et de la glace sur le chevalier et son cheval s’est enfuit. Le cheval était blanc et le chevalier est parti avec son cheval! « 

 

« Photographie ton ombre »

Il y a quelques semaines Lulu proposait à Ma Grande de participer au concours « photographie ton ombre » organisé par Paris Mômes en partenariat avec le Musée d’art moderne de Paris. Réservé aux 5-12 ans, ce concours propose aux enfants de photographier leur ombre avec des accessoires ou pas, un peu partout dans la ville selon l’envie et l’humeur de l’enfant.
l’occasion pour Notre Grande de prendre en main l’appareil photo de Papa Lulu et de faire une belle balade en famille aux Buttes Chaumont à la recherche de notre plus belle ombre!
Nous avons aimé expliquer aux filles ce qu’était une ombre, comment la rendre plus grande ou plus petite, jouer avec elle…
Voici notre sélection, qui ne gagnera sans doute pas le grand prix du jury (un voyage à New-York, rien que cela!), mais qui nous a permis de passer un chouette moment tous les 4!

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La photo de famille a été prise par Lulu, les autres par Notre Grande (avec ou sans retardateur), j’aime particulièrement celle du cache-cache derrière le lampadaire.