Le cœur plein d’amour

 Elles sont là près de moi, me racontent sans reprendre leur respiration leur semaine de vacances loin de moi,: la neige qui fait scruitch scruitch quand on marche dedans, la musique à tue-tête dans la voiture, les chansons chantées à 5 voix, les gros mots appris avec leur copain, elles me les disent en ricanant, super fières de braver l’interdit, la première fois sur les skis pour Ma Petite, comment elles ont manié la luge (« parce que tu vois pour freiner il faut faire comme ca maman », en mimant le dérapage contrôlé…), le bonhomme de neige, avec son visage fabriqué avec des Pepito (les papas sont créatifs!), la tartiflette sur les pistes…je suis heureuse qu’elles me racontent, je suis heureuse qu’elles passent des moments si doux avec leur papa, et je suis heureuse aussi d’avoir eu du temps sans elles. Du temps pour réfléchir à mes projets, du temps en silence, du temps pour mon accompagnement en tant que doula, du temps pour faire quelques travaux dans l’appart’ (ce fameux joint de baignoire qui était noté dans mes résolutions de début d’année depuis 3 ans au moins!). Je me sens à la fois incapable de partir à l’étranger sans elles, trop d’angoisse pour moi la maman stressée qu’il leur arrive quelque chose en mon absence, et à la fois je sens profondément cet immense besoin de respirer. Il y a eu cette mode des « mères indignes » qui revendiquaient le besoin d’être elles, d’être femmes et pas seulement des mères, en ce moment fleurissent les mères parfaites d’instagram… je ne me sens pas indigne, je ne me sens pas parfaite. j’ai juste besoin de vivre sans elles parfois, un besoin vital, pour ne pas étouffer, pour ne pas m’épuiser, que ma source d’amour pour elles continuent d’être bien vivante . Je ne suis finalement ni une maman poule, ni une maman louve, ni une maman cool. Je suis moi, une maman tout simplement, souvent stressée, parfois maladroite mais pleine d’amour pour mes filles et si heureuse de les voir grandir. Elles sont si belles et si elles. 

Naître Doula

Demain est un joli jour, le jour où débute ma formation de Doula à l’institut de formation Doulas de France. Je suis impatiente de vivre cette belle expérience, j’imagine déjà les jolies rencontres. je suis prête. J’aime avoir la sensation d’une belle porte qui s’ouvre vers de nouvelles choses, un renouveau.

Pour « postuler » à la formation, on m’a demandé d’écrire mon « chemin de vie ». j’ai aimé cet exercice, j’ai aimé prendre le temps de l’écrire et je le partage ici avec plaisir.

Vivement demain!

 

Je suis Leslie, 34 ans, Parisienne, amoureuse de Lulu depuis 15 ans, devenu mon mari depuis quelques mois. Nous avons deux filles de 6 ans et 4 ans.

En 2010, j’ai découvert la maternité en donnant naissance à Ma Grande; j’ai ressenti le lien qui se tisse entre une mère et son enfant, le bonheur, les craintes, la douceur, le chamboulement de  ce que j’étais, les changements dans notre couple, une nouvelle vie à 3…

En 2012, ma deuxième fille, Ma Petite, est née. Après un accouchement classique « à la française » pour mon aînée, j’ai eu la sensation que j’avais envie de vivre autre chose pour cette deuxième grossesse, de vivre pleinement sa naissance, d’être actrice de sa naissance, sans péridurale, sans trop d’interventions médicales.

Nous avons choisi d’accueillir notre bébé dans un hôpital « ami des bébés », mais au fond de moi, je pense que je souhaitais vivre un accouchement à domicile mais je n’ai pas trouvé, faute de réseau développé, les professionnels pour m’accompagner dans ce projet.

Finalement, Ma Petite est née à la maison, dans les mains de son papa (mais sans assistance médicale) après un travail de plusieurs heures, car inconsciemment j’avais sans doute peur d’être guidée à la maternité dans un sens qui ne me conviendrait pas (péridurale et autre intervention…).

J’ai conscience aujourd’hui du danger de voir naître son bébé sans assistance, mais j’ai surtout pris conscience que c’est le système actuel qui fait que je n’ai pas trouvé les bons interlocuteurs en périnatalité pour aborder l’idée de l’Accouchement à domicile (AAD) en étant bien accompagnée par une sage-femme et une doula.

Avec la naissance de Ma Petite, j’ai aussi découvert les galères de l’allaitement (mastite, mycose, engorgement, et allaitement qui démarre difficilement). J’ai alors commencé à participer à un groupe de soutien à l’allaitement de la Leche League d’abord pour moi et puis au fil des mois j’y ai pris une part très active, j’ai lu beaucoup autour de la lactation humaine et ce sujet a commencé à me passionner. Ce que j’ai apprécié le plus dans les échanges mensuels avec les mamans, c’est écouter leur récit d’allaitement, leur histoire de vie avec leur bébé, avec leur conjoint. Écouter et guider vers les bons interlocuteurs pour que les familles trouvent le chemin qui leur convienne, qui leur ressemble.

Je travaillais à cette époque en tant que chef de projet dans la communication. À la naissance de mes filles, j’ai eu envie de donner davantage de sens à mon engagement professionnel, de faire ce à quoi je pensais depuis un moment, avoir un métier utile, dans le domaine de la petite enfance.

Après un bilan de compétences, j’ai opté pour la formation d’auxiliaire de puériculture, avec en tête l’idée de travailler en maternité, pour pouvoir accompagner les couples dans l’accueil de leur bébé (allaitement, premiers soins …), je ne connaissais pas encore ce qu’était une « doula ».

J’ai découvert « les doulas » par hasard durant un stage effectué à la maternité des Lilas en 2014. Sur mes 4 semaines de stage, j’ai vécu une semaine de stage très riche en salle de naissance. Un matin, une future maman est arrivée en plein travail, elle souhaitait que son bébé naisse de façon physiologique (après des naissances assez assistées pour ses deux premiers enfants). Une sage-femme, avec qui j’avais par hasard parlé la veille d’accouchement physiologique, et d’accouchement à domicile (et du mien notamment) m’a demandée si je me sentais à l’aise pour rester avec cette maman durant la naissance de son bébé.

Je ne connaissais pas cette maman, je suis entrée dans la salle d’accouchement, me suis présentée et lui ai proposé de rester. Elle m’a regardé, j’ai pris sa main et je ne les ai plus quittés, elle, son mari et leur bébé. En fait, j’étais juste là, j’ai respiré avec la maman je l’ai encouragée. J’ai partagé aussi avec le future papa, qui me posait des questions de temps en temps. Nous étions comme dans une bulle, le temps était suspendu. Leur bébé est né dans l’eau, comme un cadeau. C’était magique.

La sage-femme qui m’avait proposé d’être auprès de cette maman m’a dit après la naissance « tu as accompagné ce couple comme l’aurait fait une Doula, C’était magnifique »

Le hasard a fait que j’ai revu cette maman et son bébé dans la rue, près de l’hôpital, quelques mois après alors que je venais de prendre mon premier poste d’auxiliaire de puériculture en PMI. Elle est ensuite venue très souvent à la PMI, notamment aux atelier parents-bébés que j’anime une fois par semaine. Elle m’a parlé de ses questionnements, autour de l’allaitement, de la reprise du travail, de la place du père… j’ai continué à être un peu sa doula, mais dans un cadre non défini.

Aujourd’hui, je suis donc auxiliaire de puériculture en PMI. J’accompagne depuis 2 ans les couples et leur bébé après la naissance. J’aime particulièrement le moment des premières visites des familles à la PMI après la naissance de leur bébé. Nous nous asseyons ensemble pour prendre le temps de nous connaître un peu plus, je les écoute longuement. J’aime prendre ce temps avec les familles.

J’accompagne aujourd’hui toujours les couples en post-natal car nous ne faisons pas de suivi pré-natal dans le centre où je travaille. Même si dans le cadre privé, j’accompagne déjà mes amis durant leurs grossesses, j’aimerais apprendre d’avantage sur l’accompagnement pré-natal effectué par une doula aujourd’hui.

Au fond de moi, j’ai le sentiment d’être déjà doula, comme si c’était ancré en moi.

Mais j’ai également le désir de me sentir plus légitime dans mon rôle de doula et l’envie profonde de vivre cette année de formation comme une nouvelle belle expérience de vie.

Je souhaite avancer dans mon cheminement professionnel, prendre de l’assurance au contact d’autres futures doulas et des doulas/formatrices expérimentées.

J’aime profondément l’idée de pouvoir partager avec d’autres femmes ayant des parcours divers et riches. J’ai la sensation que j’ai toute ma vie été portée et guidée par des femmes; L’idée du marrainage par les Doulas expérimentées me plait également car je crois que pour avancer j’ai besoin de parler de ce que je vis au quotidien.

Ce qui m’anime, c’est le fait de penser que la naissance est précieuse, je crois sincèrement que la manière dont on est attendu par ses parents, la manière dont on nait, façonne le petit être que l’on va devenir en grandissant et l’adulte que l’on sera demain dans notre société.

J’aime l’idée de pouvoir accompagner les parents sur ce chemin. « Être la balise » comme le dit si joliment la charte des doulas « dans un environnement parfois complexe, avec de multiples intervenants ». Avec toujours pour objectifs qu’ils fassent les choix qui leur conviennent, qu’ils aient assez confiance en eux pour croire en leur choix.

J’ai le souhait profond que l’accompagnement de la naissance puisse évoluer en France, vers plus d’humanité et j’ai sincèrement envie de faire partie de cette évolution…

Leslie

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« La femme maison », de Louise Bourgeois 2004 (découverte avec plaisir à la Tate Modern de Londres cet automne)

 

On fait le bilan…

Année 2016 bien remplie, pleine de tout ce que j’avais prévu le 1er janvier 2016 et bien plus encore…

Ce billet fait écho à celui de MarjolieMaman que j’ai découvert hier et lu avec plaisir ici.

Pour 2017, je souhaite:

  • être encore plus présente pour ceux que j’aime
  • voir ceux que j’aime être en bonne santé ou la retrouver…
  • prendre du temps, toujours plus, avec mon amoureux, juste tous les deux
  • savourer les moments passés avec mes filles, en famille
  • fêter mes 35 ans avec ceux que j’aime ❤
  • me former au doux métier de Doula et suivre d’autres jolies formations complémentaires qui me tiennent à coeur
  • me remettre à courir deux fois par semaine parce que cela me fait du bien
  • lire davantage, j’ai au moins une dizaine de livres qui n’attendent que moi et que je ne prends pas le temps de lire…
  • PASSER MOINS DE TEMPS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX!
  • fabriquer de jolies choses en couture et en tricot

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3 jours à Londres

Une escapade à l’étranger, la première en amoureux depuis la naissance des filles. Un grand pas pour moi car même si au quotidien je me sens indépendante et j’ai le besoin vital de vivre des choses pour moi seule dans la semaine (mes cours de danse, mes sorties avec mes amis et autres activités). J’ai toujours du mal à me faire à l’idée de quitter les filles pour partir à l’étranger. 

Un joli cadeau offert par mes collègues de la Pmi pour notre mariage et nous voilà partis. Nous avons passé la douane à la Gare du Nord, nous nous sommes sentis le cœur léger, sachant les filles entre de bonnes mains. Nous nous sommes remémorés nos voyages « avant elles » et la liberté que nous avions et que nous souhaitions goûter de nouveau. 

Nous avons vécu trois jours bien remplis mais nous les avons vécus à notre rythme, nous avons marché une quinzaine de kilomètres tous les jours, senti le bonheur de découvrir la ville de Londres à pied alors que tout va vite et que tout le monde court dans le bus ou le métro. 

Voici notre programme en quelques mots! 

Jour 1:

Grande ballade depuis Buckingham palace, st James park, westminster abbey, big ben, traversée de la tamise pour rejoindre le London eye. Une grande roue permettant une vue panoramique sur Londres. Puis jolie marche encore le long de la tamise où tout est réservé aux piétons, jusqu’à la Tate Modern devant laquelle se dresse le millenium bridge servant à rejoindre la cathédrale Saint Paul (dont nous avions tant entendu parler ces derniers temps à force de regarder Mary Poppins!). La visite de la cathédrale a vraiment été le highlight de notre journée! Magnifique cathédrale dans laquelle nous avons pu écouter les chants de la chorale St Paul et dont nous avons gravi les 400 marches pour rejoindre le sommet où nous avons pu admirer un coucher de soleil époustouflant. 

Nous avons rejoint ensuite le quartier de Soho à pied pour découvrir le restaurant indien Dishoom conseillé par une amie. 

J’y ai redécouvert avec bonheur le the épicé indien que j’adore le Chai ! Un pur délice! 


Jour 2:

Réveil à 7h pour un petit run tous les les deux. Les occasions d’aller courir ensemble sont trop rares, nous étions donc heureux de découvrir Londres en courant. 7,5 km à deux qui m’ont permis de commencer à participer au challenge de la semaine de Dubndidu! 

Apres ca nous avions bien mérité un breakfast anglais, drôle de découverte à base de beans (haricots blancs) et de bacon avec un thé typique anglais beaucoup trop fort et sans finesse… très couleur local, le Regency café, mais franchement pas à notre goût. Même si pour observer la vie locale nous avons vraiment adoré! 

Ensuite direction l’underground pour rejoindre la Tate Modern où nous avons passé une bonne partie de la journée. De belles découvertes et surtout cela nous a donné l’envie de profiter davantage des musées parisiens et de les faire découvrir aux filles. 

Ensuite grande marche le long de la tamise et dans la City pour rejoindre le quartier de Shoreditch avec ses graffitis et restaurant indiens. 

Apres toute cette marche j’étais vraiment KO et nous avons décidé de déguster un bon thé et des pâtisseries anglaises: Carrot cake et red velvet! Miam!

La journée s’est terminée dans un chouette petit resto thai près de chez nous, Sri Suwoon. 


J3 = Dernier jour à Londres!

Après avoir bouclé la valise, nous sommes partis petit-déjeuner dans un joli restaurant près de chez nous le « cambridge street kitchen ». Nous y avons adoré les pancakes et le yaourt aux graines et fruits! 

Ensuite longue marche pour découvrir Harrod’s, les galeries lafayettes locales, dont nous nous sommes échappés rapidement pour rejoindre Hyde Park, très beau parc entourant un lac. Nous y avons apprécié la jolie fontaine érigée à la mémoire de la princesse Diana. 

En sortant du parc nous avons filé vers le magasin Liberty of London. Je ne pouvais décemment pas aller à Londres et ne pas acheter un peu de Liberty! 


Dans l’après-midi c’était déjà l’heure du retour à paris mais je garde en mémoire:

– le plaisir d’être à deux, juste à deux pendant 3 jours !

– la douce sensation de se sentir étranger dans une ville.

– les rues ultra propres (les anglais n’ont pas de chiens ou alors ils les cachent bien!)

– le délicieux Chaï latte et le carrot Cake de chez Blanche.

– marcher beaucoup, main dans la main, le nez vers le ciel, les yeux grands ouverts. 

– La sensation magique d’avoir mérité la beauté de la vue après avoir gravi autant de marches à la cathédrale St Paul. 

– ne pas vouloir trop en faire, ne pas surcharger le programme mais profiter à fond de ce que l’on a découvert…
Alors, on repart quand ? 😉

La vie

M. n’était pas une amie proche mais une très belle personne. 

Le cancer l’a emportée lundi.

Elle avait 35 ans,

Un mari tendre et réservé,

une petite fille pleine de vie de l’âge de Ma Petite.

Je suis émue de la savoir partie trop tôt. 

Je garde de M. la grande douceur de sa voix avec son petit accent chantant et ses grands sourires emplis de joie et d’énergie. 

Ces dernières années nous avions échangé des messages toutes les deux partageant notre écriture sur nos blogs et le plaisir de créer des petites choses pour ceux que l’on aime.

M avait du talent et tant d’envies. 

Je pense à la jolie couverture qu’elle a créé à partir de tissus envoyés par ses amis pour sa fille, à tous ses projets de crochet… elle m’avait dit qu’elle se souvenait avoir vu chez nous, juste avant la naissance de Ma Grande, il y a 6 ans, une petite horloge crochetée et que cela lui avait donné envie de s’y mettre. Ca m’avait beaucoup touchée …Cette année quand j’ai couru mon premier semi-marathon j’ai pensé à elle car elle m’avait dit que c’était un de ses projets. Je n’ai pas osé lui dire mais j’ai pensé fort à elle en courant ce semi …

Nous avons peu partagé mais à chaque fois c’était doux et joyeux. 

Je pense à elle ce soir, à son mari et à leur fille. 

Sa mort m’amène à réfléchir à la mienne (même si je l’espère la plus lointaine possible…) alors que je n’y pense jamais…

Je pense à ce que je souhaiterais pour ce jour précieux où ceux que l’on aime et qui restent nous honorent. 

Je crois que j’ai envie d’écrire des choses maintenant, de laisser des messages à ceux que j’aime pour que ma mort me ressemble. 

Je la voudrais joyeuse malgré la peine.

Je la voudrais lointaine pour savourer encore longtemps les bonheurs de la vie.

Pour l’instant j’ai envie de vivre bien fort, très intensément et avec joie.

 Me rapprocher de l’essentiel. 

Me rapprocher de ceux que j’aime. 

De retour…

Je n’écris plus ici aussi régulièrement qu’avant et pourtant j’ai mille choses dans la tête.

Des choses que j’ai souvent envie d’exprimer mais que je ne sais pas comment coucher sur le papier. Je crois que je me censure un peu, par peur de trop écrire, de mal dire les choses.

J’ai passé une bonne partie du début de l’automne à me faire des noeuds au cerveau, des petits et des grands. J’étais en plein questionnement.

Bizarrement, je compare souvent ma tête à une petite commode transparente dans laquelle seraient rangées plein de pelotes de laine multicolores, souvent emmêlées. J’aime quand je les visualise bien rangées, quand j’ai réussi à les détricoter, les démêler pour qu’elles soient bien à leur place, chacune dans leur propre compartiment.

Vues de loin, une fois rangées, elles forment une jolie commode emplie de couleurs, comme un arc-en-ciel. Cette vision, qui doit sembler étrange de l’extérieur, me fait du bien, me rassure.

Ces dernières semaines j’avais l’impression d’être dans un grand brouillard, que ma commode n’était pas en ordre. Tout cela me faisait un peu peur et m’empêchait d’avancer dans mes projets professionnels, dans mes projets de vie. Je crois que j’avais peur de vivre des choses nouvelles, de ne pas être à ma place, de ne pas faire les bons choix. Tous mes doutes qui refaisaient tout à coup surface…

Et puis il y a eu un petit déclic, des personnes rencontrées, des mots échangés qui m’ont touchée.  

Un ami proche m’a proposé un soir où je lui faisais part de mes peurs de les transformer en envie plutôt que de continuer à les subir … « transformer mes peurs en envies »… vaste programme mais qui me plait bien je crois…

Une autre personne m’a dit que chaque nouvel événement dans ma vie pouvait être vécu comme une expérience… que la notion d’échec, la peur de rater, n’avait pas lieu d’exister à partir du moment où on imagine juste « vivre des expériences » et s’enrichir grâce à elles quelque soit leur résultat.  

Voilà, tout cela ne me parle peut-être qu’à moi mais, même si aujourd’hui j’ai toujours la trouille (On ne change pas tout en quelques semaines!) j’ai la sensation de faire mon chemin… je me dis qu’à travers mes nouvelles expériences professionnelles à venir je vais pouvoir m’enrichir, me connaître davantage, repérer si je suis bienlà où je dois être. Sans essayer, je ne peux pas savoir… alors j’y vais en me faisant un peu violence dans un premier temps. Mais en apprenant chaque jour un peu plus sur moi…