Le retour

Aujourd’hui, nous avions envie de savourer notre dernier jour de vacances, une jolie journée chaude et ensoleillée avec un petit vent. Nous étions coupés du monde pour encore quelques heures dans cette campagne où nos seuls voisins étaient les biches de la forêt et les sangliers du bois.
Nous avons pris le petit déjeuner sur la grand table au bord de la piscine.

J’avais préparé des miam-o-fruits pour nous pendant que Lulu était parti courir de bonne heure.

Pendant ce temps, Ma Grande a lu à haute voix dans le canapé le livre de la « belle et la bête » que son Papi Short lui avait acheté dans une brocante cet été.

J’ai pris plaisir à laver et à faire sécher nos draps, étendre sur le grand fil, revenir seulement une heure plus tard et voir que tout est déjà sec.

Après une balade à pied, nous avons rejoint le pré en contrebas de la maison où nous avons fait nos adieux aux deux poneys que nous avions décidé de baptiser « blanchette » et « stewball ». nous les avions grassement nourris de carottes toute la semaine!

En remontant vers la maison, les filles se sont amusées à marcher sur leur ombre, elles ont ri , beaucoup, puis nous avons déjeuné sur la terrasse avant un dernier plongeon dans la piscine.

J’ai serré fort ma petite dans mes bras au bord de la piscine en sentant les derniers rayons de soleil nous chauffer la peau.

Ma grande a de nouveau nagé quelques brasses sans ses brassards, comme elle le fait depuis quelques jours. Un moment rien qu’à nous deux où j’ai senti à quel point mes encouragements avaient de l’importance. J’ai savouré ce dernier tête à tête.

En sortant de l’eau Ma Grande m’a serrée fort dans ses bras en me disant « tu sais Maman, je t’aimerai toute ma vie ».

J’avais envie que le temps se suspende un peu plus, que nos vacances ne s’arrêtent pas…

Mais nous avons bouclé les valises, Lulu s’est chargé du Tetris pour tout caser dans notre mini-voiture et voilà, nous étions prêts.

À 17:30, Nous avons refermé la porte de notre parenthèse estivale.

4 semaines de vacances.

Je suis heureuse de ce long break.

Un peu nostalgique aussi, les départs, se séparer, repartir vers quelque chose de nouveau, c’est toujours un peu difficile pour moi…

C’est un peu écrit en vrac. c’est un peu le bazar dans ma tête sans doute:

Plus tout à fait en vacances,

Pas tout à fait à Paris.

J’ai la douce sensation que demain démarre une nouvelle année …

 

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Notre été 

Notre été, c’est ce moment que j’attends toute l’année. En décembre, je commence à fureter sur les sites de locations saisonnières. J’ai l’impression d’être un peu folle d’y songer si tôt mais en même temps ça me fait tellement de bien quand tout semble si gris et froid à Paris. J’emporte tout le monde dans mon petit tourbillon et nous nous décidons rapidement pour dégoter LA jolie maison du bonheur.

Chaque année je l’attends notre été car je sais qu’il va être synonyme de douceur, de rires, de chaleur, de soleil sur nos peaux qui vont dorer un peu plus chaque jour, de musique que l’on écoute fort dans la voiture avec les fenêtres ouvertes, de marchés de producteurs le dimanche matin, de cueillettes de fruits sur les bords des chemins, les mûriers, les mirabelliers, la menthe sauvage, des tartes aux prunes maison, des confitures réalisées avec bonheur, d’étoiles filantes dans le ciel, de spectacles préparés par les enfants, de plongeons dans la piscine pour les uns, de doigts de pieds trempés frileusement pour les autres, de discussions dans le canapé qui se terminent tard et qui font du bien au moral et qui renforcent notre amitié, de nouveaux projets naissants de tout cela. C’est toujours le bonheur de retrouver ceux que j’aime dans un autre cadre. Bien sur les filles nous demandent toujours beaucoup d’énergie, mais on est plus détendus, on prend le temps de vivre sans rythme particulier, sans enjeux, sans objectif autre que celui de profiter de chaque instant, de faire le plein de tout, des odeurs, de la chaleur, du soleil, on se remplit simplement de tout ce bonheur avant notre retour à Paris dans quelques jours déjà …

Avec Lulu, on se dit souvent que l’été est aussi un moment de passage de cap pour nos filles. On les observe davantage peut-être, on les sent un peu plus grandir, on pense déjà presque à leurs prochaines rentrées scolaires en se demandant où sont passées nos bébés et en même temps on se réjouit du temps qu’elle commence à nous laisser pour profiter de la vie, des autres, de nous deux .
NB: j’ai adoré lire cet article « aux mères trentenaires qui désespèrent » dans lequel je me suis beaucoup reconnue (comme beaucoup d’autres mamans trentenaires!)
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Sa grande rentrée

il y a eu sa naissance, ses premières heures de vie, ses tétées goulues, sa vie à la crèche, sa première dent, ses premiers pas, son entrée à l’école maternelle…et puis là, tout à coup, comme si tout cela était passé en un éclair, je suis la mère de cette grande fille, qui a porté tout l’été ses baskets de running avec son maillot de bain deux pièces, et qui ressemble à Eunice Barber quand elle court, élancée, longiligne, cette grande fille qui sait déjà lire et qui entre au CP, à l’école primaire (comme on disait à mon époque), à l’école élémentaire (comme on dit en 2016)…

Elle est prête, elle est fière, elle est grande, elle gère…

Plus pour moi que pour elle, j’ai encore une fois cette année eu envie de ritualiser la rentrée et j’ai fait quelques achats pour son entrée au CP.

Mon plus grand plaisir pour cette rentrée, lui offrir un cartable Tann’s (acheté chez Sarenza). Elle s’en fiche que ce soit un Tann’s, pas moi… Par contre, elle a choisi la couleur: « un cartable bleu bien sûr, comme mes yeux Maman » (ah oui bien sûr, c’est le summum du chic d’associer la couleur de ses yeux à son cartable!).

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j’ai acheté la trousse coordonnées. (parce que je suis un peu perfectionniste et j’aime bien l’idée d’avoir l’ensemble).

 

À l’école élémentaire, le goûter n’est plus fourni par l’école. Chaque matin il nous faudra donc préparer un petit goûter que Notre Grande gardera dans son cartable toute la journée. Pour mieux le conserver, j’ai commandé une jolie « boîte à goûter » avec son prénom, motif petite baleine bleue, acheté chez A-qui-s?

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Enfin pour personnaliser, crayons, cahiers et autres fournitures scolaires, j’ai commandé comme je l’avais fait lors de son entrée en crèche, un lot de petits autocollants personnalisés chez A-qui-s? 

Il me reste juste à attendre la rentrée pour obtenir la première « liste annuelle des fournitures scolaires »… j’adore les articles de papeterie et je me réjouis donc à l’avance de déambuler dans le rayon du Monop’ de mon quartier❤

15 ans #2

Les mots de mon Lulu écrits pour notre cérémonie d’engagement et redécouverts hier avec plaisir  pour notre anniversaire 💗 j’aime le fait que nos deux textes se ressemblent, comme s’ils avaient été écrits ensemble à quatres mains …

Cela fera bientôt 15 ans que nous sommes ensemble mais notre rencontre remonte à quelques années auparavant. D’ailleurs j’aime dire aux gens qui ne connaissent pas notre histoire qu’avant d’être ton amoureux j’étais ton meilleur ami, je ne sais pas si tu le voyais déjà comme ça à l’époque, mais c’est ce que j’aime penser.

J’ai tout de suite aimé la fille énergique que tu es, toujours enjouée, pétillante et pleine de bonne humeur ; avec qui il suffit de passer 2 minutes pour faire le plein d’ondes positives.

Et pourtant tu m’as choisi, moi, Lulu la crevette, le grand maigrichon, ton ami du lycée un peu maladroit dans ses gestes mais surtout dans ses propos.

Nous avons grandi… Nous nous sommes découverts…

J’ai vu en toi une personne intelligente, droite, profondément humaine, essayant de ne jamais faire de mal à qui que ce soit :

« ne jamais avoir un mot plus haut que l’autre » pourrait être ta devise.

Tu es la douceur incarnée, tu sais trouver les mots justes pour réconforter et aider.

Et enfin tu es une vraie patte de lapin et tu amènes la chance à tous ceux qui te côtoyent. :) 

Alors forcément vivre à tes côtés m’a appris énormément de choses. Tu m’as appris à aimer les personnes et les choses qui nous entourent, tu m’as appris à vivre avec le sourire et à apprécier l’instant présent. Tu m’as appris à savoir reconnaitre ce qui est important dans notre vie de tous les jours et tu m’as souvent aidé à faire les bons choix. Chaque jour, grâce à toi, je goûte à une vie douce, faite de moments d’insouciance et de légéreté. En résumé, la vie me semble tellement facile ; mais, en fait, je sais que c’est grâce à toi.

Pourtant, toi, si pleine de qualités, on pourrait te croire invincible. Mais je fais parti des rares personnes à connaitre tes doutes et tes petites angoisses face à la vie.

Heureusement je crois que notre couple t’aide à surmonter cela et t’apporte du réconfort. Je sens que tu as besoin de moi et j’aime cette sensation. J’aime t’écouter parler, comprendre ta façon de penser, avoir ton avis. Et quand ça ne va pas j’aime te réconforter et te prendre dans mes bras. On se fait souvent la remarque alors il doit y avoir un peu de vrai : lorsque nous sommes réunis, j’ai l’impression que nous pouvons tout accomplir.

Lorsque nous sommes devenus parents, c’était une évidence que notre couple allait évoluer ; et c’est sûr que ce n’a pas toujours été facile. Et pourtant, j’ai le sentiment que nous avons atteint une forme d’équilibre quasi-parfait et depuis je savoure la vie de famille avec toi et nos filles. Et maintenant, ayant trouvé cet équilibre, nous avons tout le loisir de faire évoluer notre couple de nouveau : je suis tellement heureux que nous puissions nous marier aujourd’hui ! Et comme je sais que tu aimes bien cette phrase et je pense que le moment s’y prête: Aujourd’hui nous vivons le premier jour du reste de notre vie! 

je nous souhaite d’avoir encore une belle et longue vie de couple et de famille. Il nous reste tant de choses à découvrir ensemble et à faire découvrir à nos filles. J’espère que notre vie future gardera ce goût d’insouciance que j’ai tant apprécié durant ces 15 premières années de vie avec toi.

 
 

Notre OUI à la mairie 💗

15 ans

18 août 2016, 15 ans de nous deux aujourd’hui. L’envie de partager ici les mots que j’ai choisi d’écrire pour toi à l’occasion de notre cérémonie d’engagement le 2 juillet 2016.

💗  Happy 15 ans à nous deux 💗

Mon Lulu, 

Nous nous sommes cherchés quelques années avant de nous trouver…

Il nous aura fallu traverser les couloirs du lycée, l’océan atlantique, l’époque du modem 56k avant de tout faire basculer entre nous pendant cet été 2001.

Je me rappelle avec malice de la surprise de Tata Craie, et puis le naturel finalement comme si pour toute la bande, presque encore plus que pour nous, c’était une évidence de nous voir ensemble.
Il me reste de ces premières vacances les photos prises avec deux appareils jetables, la douceur de nos visages juvéniles et nos mains timides qui osent à peine s’enlacer pour ne rien casser de cet amour naissant. 

Je pose un regard joyeux et tendre sur les jeunes adultes que nous étions à l’époque.

Aujourd’hui, 15 années ont passé, nos premières vacances me semblent lointaines et en même temps si proches.

15 ans après, j’ai envie de te dire MERCI,

Merci d’être toi mon Lulu, merci pour ta présence, ta bienveillance, ta douceur, ta patience, ta maladresse, merci pour ton soutien au quotidien dans notre vie de famille, dans mes projets, dans nos projets.

J’aime tout de toi, 

ta manière de ne pas savoir mentir, de développer une petite mou de menton caractéristique qui te grille directement, mais de réussir à la fois à organiser une fête surprise de folie pour mes 25 ans;

tes SMS le matin quand tu déposes les filles à l’école et que tu me debriefes ces petits détails que j’aime.

Ta façon de prendre nos filles sur tes genoux en leur disant que tu les aimes si fort

Ta manière de croire en moi si fort que je me mets à croire aussi

J’aime, ta manière de t’investir, de croire à tout ce que tu entreprends, partout, tout le temps. 

J’aime ton désintérêt profond pour les bijoux et surtout pour les montres, que tu ne portes jamais.

Je crois que ça te ressemble finalement , tu es un peu hors du temps mon Lulu.

Ce temps qui ne semble pas avoir de prise sur toi, mon skateur, éternel adolescent, mais si ancré dans la vie et adulte à la fois.

Le temps glisses sur toi, toi qui ne sembles jamais t’angoisser d’être en retard, de rater un train. Toi qui est si calme, qui ne t’énerves jamais, sauf pour des trucs improbables (« lâcher la chaise ! »), ce qui me fait tellement rire.

Je me dis souvent que tu es très libre mon Lulu, dans ta tête, dans ton corps, dans tes choix.

Je ne t’ai jamais vu paniquer, avoir peur. Et j’avoue que ça m’épate.

Tu me donnes toujours la sensation que tu as confiance en la vie, que tout est simple, et cela me fait tellement de bien de sentir à quel point les choses sont simples avec toi. 

Tu es là, je m’apaise. 

Chaque pièce de notre vie s’écrit de manière fluide, chaque brique se pose de manière stable et solide.

 
Quand je tiens ta main, mon Lulu, j’ai à la fois la sensation de tenir la main de l’homme que j’aime, du père de mes filles, mais aussi de mon frère, mon ame-frère, mon ame-sœur.

Quand je tiens ta main, j’ai la sensation que rien ne peut nous arriver.

Alors devant nos plus proches amis, les témoins de notre amour, de notre construction à deux, j’ai tout simplement envie de te dire que j’y crois fort. A la puissance de nous deux, à la magie qui s’opère parce que nous sommes ensemble, comme une alchimie.

A la beauté de ce que nous créons tous les deux, mais que nous n’aurions jamais pu accomplir tout seul, chacun de notre côté.

Mon espoir, mon rêve pour l’avenir : que nous continuions d’être fort ensemble, de nous appuyer l’un sur l’autre pour mieux avancer, pour mieux nous construire individuellement , à deux et en famille, ensemble tout simplement…

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Les tartes maison de notre été 

J’aime l’été et je crois que ce qui me réjouit le plus quand mes vacances approchent c’est l’idée de m’adonner à mon plaisir estival numéro 1: pâtisser des tartes aux fruits et les déguster en famille et entre amis. 
Me voici en vacances depuis un peu plus d’une semaine, et j’ai du en réaliser une demi douzaine déjà! 

Avant la réalisation de la tarte, mon grand bonheur c’est d’aller cueillir les fruits directement sur les arbres du jardin : mirabelles ou reine-claude. Je secoue un peu l’arbre, je regarde tomber les fruits et les filles se précipitent avec plaisir pour ramasser les précieux trésors et me les confier! 

C’est l’occasion aussi de faire découvrir à mes petites parisiennes en vacances les insectes locaux, petits vers et autres fourmis qui se régalent des fruits déjà tombés au sol depuis un moment… 
Pour la pâte sucrée (et un peu sablée je trouve!), je la fais moi même, une recette facile à réaliser et qui a toujours du succès. Voici la recette:
– 250 grammes de farine T45

– 125 grammes de beurre doux

– 70 grammes de sucre semoule 

– Une grosse pincée de sel de guérande

– 1 œuf (à température ambiante) 
Je mélange à la main la farine, le beurre mou en morceaux, le sucre et le sel pour commencer à former une boule et j’ajoute à la fin l’œuf entier qui me permet d’avoir une pâte souple et humide. 

Je la filme (avec du Cellofrais) et la place au frigo 15 minutes environ (pas trop longtemps car elle ne doit pas durcir complètement au risque d’être trop difficile à étaler!) 

L’été dans les maisons de vacances je n’ai pas forcément de rouleau à pâtisserie mais j’adore étaler la pâte à la main. Je place deux grands morceaux de films plastique (cellofrais) sur mon plan de travail et j’y place mon pâton de pâte, je l’étale ensuite doucement à la main comme de la pâte à modeler jusqu’à obtenir un rond de la taille de mon moule. 

Le film plastique me permet de transvaser facilement ma pâte dans mon moule! 

Je pique ma pâte étalée dans le moule et j’y mets une couche de confiture (fraise ou framboise) ensuite j’y place mes prunes coupées et je saupoudre généreusement de sucre pour contrebalancer l’acidité des fruits. 

Je place ma tarte au four environ 35 minutes à 180 degrés. À la sortie du four, les fruits sont encore un peu liquides sur la tarte, je laisse donc la tarte au four (que j’ai éteint) pour qu’elle s’assèche un peu pendant une quinzaine de minute! 

Notre plaisir: déguster notre tarte le soir, une fois les enfants couchés, avec une petite tisane de thym Serpolet (fraîchement cueilli dans la montagne par nos amis!)  miam! 

   
    
    
    
  
   

Mon deuxième jeûne à l’Amandier

Au moment de quitter Paris, en m’asseyant dans le train je suis à la fois heureuse de me retrouver seule, et à la fois triste de laisser mes Lulus pour une semaine. Je sens déjà que les choses ne se passeront pas comme l’an dernier…

En arrivant Pierre et Dominique, nos hôtes à l’amandier, nous préviennent car nous sommes plusieurs à avoir déjà jeûné à l’amandier: chaque jeûne est unique, notre corps répond différement en fonction de notre état d’esprit, de notre état de fatigue à notre arrivée.

Je crois que je suis alors pleine de questionnements. L’an dernier j’ai survolé mon jeûne, comme une guerrière, très peu d’effets secondaires à part les maux de tête, j’ai marché 5 heures presque chaque jour, j’avais une pêche d’enfer …à l’issue de mon jeûne, j’étais hyper bien dans ma tête mais mon corps avaient été bien fatigué! Il y’avait comme un gros décalage entre mon corps et ma tête…

En arrivant à l’Amandier je me demande donc ce qui m’attend, comment je vais vivre les choses. J’appréhende un peu la découverte du groupe car je m’étais tellement plu dans celui de l’année dernière que je me demande s’il me sera possible de m’intégrer aussi bien cette année. 

Je rentre dans mon deuxième jeûne en essayant de m’impliquer, de le vivre pleinement. Je suis surprise chaque jour des sensations ressenties. J’ai fait une descente alimentaire en respectant à la lettre les consignes données, arrêt des excitants, puis des protéines puis des féculents pour arriver le jour J à « légumes et fruits uniquement ». 

Je me sens en forme et déjà bien libérée de toxines après ces 3 jours de pré-jeune. 

Démarrage tranquille, je me sens bien mais je n’ai pas envie de « pousser », je fais les « petites » marches de trois heures le matin, plutôt que les grandes de 5 heures. Nous parlons beaucoup avec les membres du groupes. Comme l’an dernier, nous nous livrons rapidement, partageons des choses personnelles de manière très simple et très spontanée. Je me plais bien entourée de toutes ces personnes aux personnalités et aux parcours de vie si divers, si enrichissants. 

Au niveau physique ce jeûne est beaucoup plus difficile pour moi. Il me faudra passer le troisième jour pour me sentir revivre vraiment, je me sens plus faible, ralentie, mais j’apprends à l’accepter et finalement cela fait du bien de vivre au ralenti. Je passe par une grosse phase d’acidose, avec hypoglycémie, le deuxième jour au cours de laquelle je passe plusieurs heures à dormir. 

Heureusement, l’hypoglycémie est très bien soulagée en quelques minutes par la prise d’une petite cuillère de miel!

Avec le recul, je ressens vraiment une grande différence entre mes deux jeûnes, je crois que l’année dernière j’ai vécu le jeûne comme un défi que je m’imposais, comme si ma tête voulait dompter mon corps. Cette année c’est tout le contraire, j’ai la sensation d’avoir été plus à l’écoute des besoins de mon corps, de mes besoins, en faisant en sorte que mon corps et ma tête soient bien en phase! 

Après cette semaine de jeûne, je me sens vraiment bien dans ma tête et dans mon « nouveau » corps allégé de 4 kilos. J’ai envie de remettre en route des projets que j’avais laissé de côté, j’ai envie de courir, de manger mieux. 

Je me ré-alimente doucement en faisant attention, en écoutant ce corps qui me dit « vas-y mollo sur le gras » (pas facile quand on prolonge les vacances dans le Lot, pays du foie gras!), j’essaie d’écouter les signaux qu’il m’envoie. Lui que j’ai longtemps laissé de côté …

Ce deuxième jeûne est une bonne expérience personnelle de lâcher prise, une très belle nouvelle étape dans ma vie 💗

 

Les tisanes  
  Le gong de la salle de Yoga/méditation/danse  
Vue de la salle de yoga sur la vallée

  

Randonnée dans le Canyon des Gueulards
   
L’amandier 

 

Le petit déjeuner de reprise alimentaire (j6)