L’instant présent

Cette semaine loin de tout, perchée dans un village d’Ardèche, coupée du monde, m’a permis de me reconnecter avec une sensation que j’oublie trop souvent à Paris dans mon quotidien.

La sensation d’être dans l’instant présent, être là entièrement.

J’ai passé la semaine en famille avec mes meilleures amies d’enfance et leurs tribus respectives. Nous étions 11.

Beaucoup de rires, de moments joyeux autour des jeux de cartes, des activités sportives, canoë, randonnée à vélo, accrobranches, avec les filles qui grandissent et sont maintenant enthousiastes pour chaque nouveauté proposée, des batailles d’eau endiablées, les soirées à papoter au chaud dans la grande pièce à vivre du gîte ou sous les étoiles une fois les enfants couchés, la délicieuse crème de châtaignes du propriétaire du gîte savourée avec le fromage frais de brebis de la chevrière du hameau, les soins aux ânes et poules du gîte avec les enfants, les comptines au ukulélé pour les plus petits, nos partages autour de notre manière d’être parents, de nos envies du moment aussi, et ce plaisir de voir chaque année grandir nos enfants avec tous les bonheurs et les questionnements qu’ils nous amènent aussi bien sûr.

Et ma plus grande joie cette semaine, les retrouvailles pleines de douceur avec mon petit filleul âgé de 3 ans.

Je me suis laisser happer par sa main qui se glisse tendrement dans la mienne, son petit nez qui vient se faufiler dans mon cou pour me respirer, son sourire à la porte de ma chambre le matin avant de venir me faire un câlin, ou sa joue tendue vers moi pour que je le respire après sa douche « sens Tata-Marraine, je sens bon le savon », ses mots tout doux comme du miel avec sa petite voix joyeuse et souriante, sa lubie pour ma robe d’été à fleurs « elle est belle ta « robe-douce » Tata-Marraine » et sa main qui caresse ma robe avec tendresse et délicatesse. Nos éclats de rire d’adultes en l’entendant me demander « dis, je peux la prendre pour m’endormir à la sieste ta robe-douce Tata-marraine » et son invitation chez lui pour me « prêter son thermomix » en échange d’un poney barbie, avec lequel les filles ne jouent plus, que je promets de lui prêter à mon retour à Paris. Toutes ses petites phrases sorties d’on ne sait où mais tellement craquantes.

Lui tout entier, comme un diamant brut, plein de sensibilité, une énorme pépite qui n’a pas encore été façonnée et polie par la société, par les normes, les codes de ce qu’il faudrait faire ou de qui il faudrait être pour être aimé, pour plaire, pour « bien faire ».

La magie de son innocence d’enfant me touche sincèrement .

C’est doux de vivre ces beaux moments avec lui.

Mon petit Jules me rappelle comme j’ai envie de prendre le temps de les goûter ces bons moments.

Je sens comme souvent j’ai tendance à oublier la douceur de la vie, à passer à côté de tous ces instants. Ils peuvent facilement être effacés par le quotidien, la fatigue, tous ces actes que l’on répète et qui sont nécessaires dans l’accompagnement de nos enfants.

Ces moments m’éclairent une fois de plus pour m’inviter à simplement chérir l’instant présent. Et comme par hasard je suis tombée à la librairie hier sur le livre d’Eckhart Tolle « le pouvoir de l’instant présent » que j’étais curieuse de lire depuis quelques temps ! Lecture en cours!

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Jarry dit :

    Très joli ! Touchant, émouvant …
    comme souvent dans vos articles Leslie.
    Merci pour cette lecture toute douce

    1. Leslie dit :

      Merci beaucoup ❤️ votre message me touche beaucoup! Bel été 🥰

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