Ma Vénus à la corne

Je n’avais plus envie d’écrire ici ces derniers mois.

Et puis ce soir j’ai participé à un beau cercle de femmes.

Un cercle où j’ai pu, comme chaque mois depuis quelques mois déjà, déposer mes mots, mes envies, mes doutes, un peu de moi.

Je n’ai pas envie de raconter ici ce que sont les cercles de femmes, les « tentes rouges » comme on les appelle.

J’ai plutôt envie de dire là où j’en suis,

dans un flot de paroles,

une parole décousue sans doute mais entière.

J’ai juste envie de parler de moi.

Ce soir je me sens bien, vraiment remplie, heureuse, comme je ne l’ai pas été depuis longtemps.

Dans ce cercle, il y a eu ce partage d’une belle illustration de la Vénus à la corne.

Cette vénus je la découvre pour la première fois ce soir

et je trouve qu’elle me ressemble drôlement avec « ses hanches larges et ses seins tombants »

« son pubis et son nombril marqués ».

Elle me ressemble tellement en fait que ça me fait sourire.

Elle tient dans sa main  une corne de bison marquée de 13 encoches, représentants sans doute les cycles lunaires.

elle réveille en moi la Femme.

Sur l’illustration, la main gauche de la Vénus n’est pas représentée. Je me demande pourquoi, cela me chiffonne, me questionne.

En rentrant à la maison ce soir, j’y pense encore à cette main gauche, je cherche sur le net et je trouve une photo de la sculpture d’origine:

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On peut y voir, le bras gauche de cette femme – celui qui n’était pas représenté sur l’illustration partagée dans le cercle –

son bras gauche est simplement posé sur son ventre

elle est peut-être enceinte et cette idée me réjouit.

Elle réveille en moi la Doula

—–

À un moment durant la soirée, notre hôte prend la parole pour partager des mots qui, dans mon souvenir, ressemblent un peu à ça:

« J’accueille ce qui est devant moi,

J’accueille ce qui est derrière moi,

Ce qui est autour de moi,

Et aussi ce qu’il y a en moi,

Ce que je suis « 

Ces mots me parlent.

Accueillir ce qui m’a construite, ce qui est « derrière moi », être à même d’accueillir les belles choses à venir, celles qui sont « devant moi ».

Accueillir celle que je suis là, ici et maintenant,

m’aimer davantage, poser sur moi un regard doux.

Avoir de la gratitude pour ce que je suis, ce que les autres me renvoient de moi aussi.

Ce soir pour vivre ce beau cercle de femmes

Je me suis assise aux côtés de femmes incroyables, encore une fois, pas par hasard c’est sûr

Alors, j’ai envie d’écrire que je suis reconnaissante envers cette belle vie que je vis.

Envers mon corps qui me porte chaque jour.

Que je maltraite souvent,

Qui ne m’en veut pas et qui continue de tenir bien debout, bien ancré.

—-

je viens de rentrer chez moi, tout le monde dort à la maison,

Lulu m’a laissé dans la cuisine un bol de soupe de fanes de radis (si si)

Ma Petite a déposé sur la table du salon un joli dessin de notre famille.

je me sens aimée, c’est doux.

Je suis assise en tailleur sur mon lit, je regarde mes cuisses et j’ai envie de les masser, de prendre soin de mes jambes, de prendre soin de moi, de cette Vénus à la corne qui est en moi.

—–

Demain matin démarre mon dernier weekend de formation avec l’institut des Doulas de France

Une année intense

un beau groupe de femmes

un travail de fin d’études prenant, sur le thème de « la connexion au corps »

je n’ai pas choisi ce sujet par hasard

je le sais

j’ai un « truc » avec mon corps qui n’est pas réglé

je le sais

Mais ce soir j’ai l’envie profonde d’accueillir celle que je suis

Toute en rondeur

En énergie

En force

En sensibilité

voilà, je crois que je m’aime beaucoup ce soir et ça me fait tout simplement du bien.

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De retour…

Je n’écris plus ici aussi régulièrement qu’avant et pourtant j’ai mille choses dans la tête.

Des choses que j’ai souvent envie d’exprimer mais que je ne sais pas comment coucher sur le papier. Je crois que je me censure un peu, par peur de trop écrire, de mal dire les choses.

J’ai passé une bonne partie du début de l’automne à me faire des noeuds au cerveau, des petits et des grands. J’étais en plein questionnement.

Bizarrement, je compare souvent ma tête à une petite commode transparente dans laquelle seraient rangées plein de pelotes de laine multicolores, souvent emmêlées. J’aime quand je les visualise bien rangées, quand j’ai réussi à les détricoter, les démêler pour qu’elles soient bien à leur place, chacune dans leur propre compartiment.

Vues de loin, une fois rangées, elles forment une jolie commode emplie de couleurs, comme un arc-en-ciel. Cette vision, qui doit sembler étrange de l’extérieur, me fait du bien, me rassure.

Ces dernières semaines j’avais l’impression d’être dans un grand brouillard, que ma commode n’était pas en ordre. Tout cela me faisait un peu peur et m’empêchait d’avancer dans mes projets professionnels, dans mes projets de vie. Je crois que j’avais peur de vivre des choses nouvelles, de ne pas être à ma place, de ne pas faire les bons choix. Tous mes doutes qui refaisaient tout à coup surface…

Et puis il y a eu un petit déclic, des personnes rencontrées, des mots échangés qui m’ont touchée.  

Un ami proche m’a proposé un soir où je lui faisais part de mes peurs de les transformer en envie plutôt que de continuer à les subir … « transformer mes peurs en envies »… vaste programme mais qui me plait bien je crois…

Une autre personne m’a dit que chaque nouvel événement dans ma vie pouvait être vécu comme une expérience… que la notion d’échec, la peur de rater, n’avait pas lieu d’exister à partir du moment où on imagine juste « vivre des expériences » et s’enrichir grâce à elles quelque soit leur résultat.  

Voilà, tout cela ne me parle peut-être qu’à moi mais, même si aujourd’hui j’ai toujours la trouille (On ne change pas tout en quelques semaines!) j’ai la sensation de faire mon chemin… je me dis qu’à travers mes nouvelles expériences professionnelles à venir je vais pouvoir m’enrichir, me connaître davantage, repérer si je suis bienlà où je dois être. Sans essayer, je ne peux pas savoir… alors j’y vais en me faisant un peu violence dans un premier temps. Mais en apprenant chaque jour un peu plus sur moi…

« Enfants sans cancer 2016 »

En 2015, j’ai couru pour la première fois la course « Enfants sans cancer » pour Wael, mon petit neveu et pour tous les enfants atteints de cancer. Vous avez été nombreux à me soutenir et à participer! MERCI!

Cette année encore, je partage l’objectif de l’association « Imagine for Margo » qui milite pour faire avancer la recherche sur les cancers de l’enfant.

Le dimanche 25 Septembre 2016, je participerai à nouveau à la 5e édition de la course en courant 10 km. En cliquant sur le lien ci-dessous vous pouvez participer à ma collecte « Enfants sans cancer 2016 », C’EST ICI! 

L’association « Imagine for Margo » mène des actions de sensibilisation et de collecte de fonds afin d’aider la recherche européenne sur des traitements spécifiques, innovants et plus efficaces pour les enfants atteints de cancer.

Je partage ici des informations importantes lues sur le site site de l’association « Imagine for Margo »

On ne le sait que trop peu : le cancer est une cause de mortalité importante chez l’enfant, c’est la 1ère cause de mortalité par maladie et la 2ème cause de mortalité après les accidents.

Chaque année, en France, 1800 enfants et 700 jeunes de 15 à 18 ans sont diagnostiqués d’un cancer et 500 en meurent. 
1 enfant sur 440 sera diagnostiqué d’un cancer avant l’âge de 15 ans. Le nombre de cancers des enfants augmente de 1 à 2% par an en Europe, depuis 30 ans.

Et pourtant,

– Seulement 2% des fonds dédiés à la recherche anti-cancer sont alloués aux cancers pédiatriques,
– La recherche est essentiellement axée sur les cancers des adultes. Or, les tumeurs malignes détectées chez les enfants ne sont pas de la même nature que celles des adultes et ne peuvent donc pas se soigner de la même manière.
– Plus de 50% des médicaments administrés aux enfants ne sont officiellement pas autorisés chez l’enfant (non spécifiquement développés et testés sur les enfants).

Il n’y a pas 1 type de cancer mais plus de 60 types de cancers (Leucémie, gliome de bas grade, neuroblastome, cancer infiltrant du tronc cérébral, etc) ce qui fait que pour chaque type de cancer, il y a peu d’enfants concernés et donc le marché des médicaments est petit et n’intéresse pas les industriels.

C’est pourquoi :

La recherche se regroupe au niveau européen dans le but d’avoir des bases de traitement et de recherche plus importantes car la recherche contre les cancers des enfants a besoin de fonds publics pour avancer.

Au cours des 50 dernières années, il y a eu des progrès dans le traitement des cancers de l’enfant, sans que les industriels n’investissent vraiment dans la recherche clinique, spécifique pour les enfants.. Le marché n’est pas suffisant, trop rare pour des investissements.
C’est pourquoi il est urgent de consolider la recherche académique et clinique pour pouvoir continuer de développer ces médicaments.
On a besoin de développer plus d’études, on a besoin de donner accès à plus de médicaments aux enfants, on a besoin d’aide pour développer ces programmes de recherche qui bénéficient à nos enfants.
Il y a 2 types de nouveaux traitements pour traiter le cancer des enfants :

– Ceux qui sont développés chez l’adulte et qui peuvent être efficaces dans les maladies de l’enfant, ceux sont les médicaments que nous voulons développer à l’heure actuelle chez l’enfant.

– Il y a aussi des anomalies dans des cancers de l’enfant, qui sont des cancers spécifiques pour lesquels il faut développer des traitements spécifiques destinés uniquement aux enfants.

La recherche clinique, le développement des nouveaux traitements se fait sur des fonds publics et avec l’aide des donateurs et de ceux qui veulent soutenir cet effort de développement des nouveaux traitements chez l’enfant.

 

 

La claque (suite et fin)

J’ai plié ma tenue, rangé toutes mes affaires dans mon sac; En refermant la porte de mon casier dans le vestiaire, j’ai eu l’impression de tourner la page d’une drôle d’aventure. Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan, quatre semaines se sont écoulées depuis le début de mon stage en pédiatrie. Passée une première semaine très difficile, comme je le racontais ici, et une fois la visite de ma formatrice pour ma « mise en situation professionnelle » du module 3 validée (avec les encouragements de mon Lulu, cf photo!), j’ai pu me détendre un peu. J’ai choisi de me remplir de chaque journée, en tentant comme me le suggérait Steph dans son commentaire de « ne pas être dans le jugement et d’apporter mon morceau d’humanité ».
Je pensais ne pas avoir ma place dans ce service, ne pas être faite pour vivre tout cela… Au contraire aujourd’hui je suis contente de m’être accrochée.
J’ai eu le sentiment d’accomplir une mission durant ce stage. Chaque jour passé auprès des petits malades et de leurs familles m’a énormément appris: le soutien apporté à des parents dans la détresse de voir leurs bébés souffrir, le temps pris pour leur expliquer les soins avec des mots simples, loin du vocabulaire médical; Les gestes doux auprès des enfants quand souvent on ne prend plus le temps de se dire, « que ressent-il? ».
J’ai senti des professionnels blessés par le manque de reconnaissance de leur hiérarchie, des parents souvent paumés, parfois agressifs, une forme d’incompréhension qui naît de tout cela et un travail d’équipe qui a du mal à se faire. J’ai senti comme les professionnels auraient besoin d’être plus écoutés et aussi davantage formés pour savoir mieux communiquer entre eux et avec les familles.
Et moi dans tout ça, je me suis sentie, parfois perdue, parfois mal à l’aise mais le plus souvent heureuse d’être là, pour aider, pour apporter mon soutien, pour être utile. Finalement, c’est surtout pour ça que j’ai choisi de changer de métier, me sentir utile. Après ce stage, mon choix prend encore plus de sens.
Je me souviendrai longtemps du regard d’une maman me disant « vous êtes un rayon de soleil », cela m’a profondément touchée.
Lundi s’ouvre une nouvelle page avec le début mon stage en PMI, encore une nouvelle aventure humaine…

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Pomme-pomme girl!

Quand nous nous sommes engagés dans l’aventure de l’AMAP à la Cagette de Belleville au début de cette année, nous avons eu envie de le faire à fond tous les deux avec Lulu. Donc, c’est assez logiquement que, quand est venue l’heure de l’assemblée générale, nous avons souhaité y assister tous les deux. Un moment partagé avec d’autres Amapiens venus en nombre et un peu entassés dans la cuisine (!) du centre d’animation qui accueille toutes les semaines nos distribuions.
Beaucoup de sujets ont été abordés, un bilan de l’année, des nouveaux projets évoquées (création d’un blog pour l’AMAP, mise en place prochaine d’un compost …) et puis est arrivé le moment de la répartition des rôles dans le bureau de l’association, il y a un président, un trésorier, comme dans toute assoc’ mais il y a aussi des responsables pour chacun des produits distribués: des resp’ légumes, des resp’ volailles, fromage, pain… Et des responsables pour les pommes… L’année précédente, ils étaient deux à gérer les pommes mais une des personnes venant de quitter l’AMAP il fallait un nouveau co-responsable. Et c’est bien sûr là que tout le monde s’est tourné vers nous, les seules nouvelles recrues de l’année présentes à l’Assemblée Générale! Nous n’avons pas su dire non avec Lulu et nous sommes donc devenus officiellement co-responsable pommes!
Cet investissement est l’occasion pour nous de mettre encore un peu plus le pied dans notre AMAP, c’est vraiment agréable, mais, je dois bien l’avouer, je n’y connaissais vraiment rien aux pommes avant d’endosser mon rôle de pomme-pomme girl, je ne savais même pas qu’il y’avait une saison des pommes!

C’est E., ma collègue de pommes, qui m’a donné toutes les infos sur les pommes, il faut dire qu’elle commence a s’y connaître car c’est la 3ème année qu’elle gère les distributions!
Les pommes qui sont produites par Henri, notre producteur, sont des Akane, il les récolte au début de l’automne, ainsi nos distributions de pommes s’étalent de manière bi-mensuelle d’octobre à décembre. J’apprends également qu’en plus des pommes, Henri produit aussi du cidre, du jus de pomme et du vinaigre de pommes. Le vinaigre est distribué une fois en début d’année et les jus et cidre sont eux distribués une fois par mois d’octobre à mars.
Début septembre, Nous nous sommes occupés avec E. de communiquer auprès des AMAPiens pour savoir qui souhaitait souscrire à un « abonnement pomme ». Chacun a donc pu choisir s’il souhaitait du cidre, du jus, du vinaigre ou bien juste des pommes.
E. a fait une grande partie du boulot et c’est elle qui se charge pour l’instant des contacts avec notre producteur; De mon côté je m’occupe d’assurer une permanence par mois pour gérer la distribution, nous faisons donc une distrib’ sur deux avec E. , c’est plus simple à gérer dans nos plannings de Maman déjà bien chargés les week-ends!
Nous avons 21 souscripteurs et j’avoue que j’aime bien ces samedis de distribution qui sont l’occasion pour moi de papoter un peu plus avec les AMAPiens que lorsque l’on vient simplement chercher notre panier de légumes!
L’autre point positif, c’est que les jolies et délicieuses pommes ont envahi notre cuisine! Ma Grande et moi, nous nous régalons à préparer de bons gâteaux: Nous avons déjà à notre actif, une tarte aux pommes maison (même la pâte sablée, si si!), un gâteau au yaourt à la Pomme (qui a eu un succès fou auprès de la Maîtresse et de l’Atsem de Ma Grande pour qui nous avions mis deux petites parts de côté)… Et jamais 2 sans 3, demain mercredi, ce sera de nouveau « atelier pâtisserie chez les Lulus », nous allons tester le crumble aux pommes!
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week-end à la campagne

Jamais 2 sans 3! Cette année nous avons marié ma maman et mon Papa (mais pas ensemble, sinon ce ne serait pas drôle!) et ce week-end, l’oncle de Lulu se mariait dans la campagne Seine et Marnaise… Trois mariages de sexagénaires qui nous prouvent encore une fois que l’engagement du mariage n’a pas d’âge! Un joli samedi ensoleillé en ce premier jour de l’automne pour célébrer cette belle union en famille.

Dimanche nous sommes restés au vert en retrouvant Benoît, notre producteur de l’AMAP, qui avait besoin d’aide avant l’arrivée du froid pour le ramassage des pommes de terre. Notre Grande avait décidé de rester passer la journée chez sa Mamie pour jouer au playmobils bien au chaud et nous sommes donc partis à 3 avec notre Petite vers la ferme où nous attendaient Benoît et les 4 autres amapiens venus également donner un coup de main. Après un petit café de bienvenue, nous étions à 10h dans les champs pour une bonne journée de travail sur la plateforme de ramassage de pommes de terre. Contrairement à ce que j’imaginais, le ramassage est en faite à moitié mécanisé, puisqu’une machine arrache les pieds de pommes de terre qu’il faut ensuite trier à la main! Nous étions donc 6, affairés autour du tapis de tri à gérer les patates, une bonne gymnastique visuelle avec une cadence assez rapide, on se serait un peu cru dans les temps modernes de Chaplin mais avec la bonne humeur et super ambiance du groupe en plus!  Nous nous sommes tous réjouis en fin de journée  du travail accompli et du plaisir de passer du temps avec Benoît et d’autres Amapiens.

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1/ pas de mariage, sans pièce (dé)montée
2/ un papa, un costume, deux doudous
3/ atelier « slackline » pour occuper les enfants
4/ playmobils chez Mamie
5/ Tracteur chez Benoît
6/ arracheuse de pomme de terre
7/ le tapis
8/ patates perdues
9/ le butin du jour
10/ des petits coeurs de patates
11/ week-end à la campagne

La Cagette de Belleville

Il y a quelques semaines, je parlais de mon souhait de m’investir dans des sujets qui me tiennent à cœur; Ce besoin de s’investir, de donner du sens, nous l’avons aussi ressenti tous les deux avec Lulu, une envie de nous engager ensemble en incluant toute la famille qui s’est concrétisée par une adhésion à l’AMAP de notre quartier « La Cagette de Belleville ».

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L’AMAP kesako? C’est très bien décrit sur le site des AMAP ici mais pour faire simple:  L’AMAP, c’est une Association dont le but est de Maintenir une Agriculture Paysanne. L’idée est de créer un lien direct entre nous, les consommateurs, et un producteur de légumes (ou d’autres produits d’ailleurs!). Cela réduit les intermédiaires et donc le coût pour le consommateur; De plus, les Amapiens s’engagent à payer une année de récolte à leur paysan, ce qui lui permet d’assurer ses revenus sur une année malgré les potentiels aléas.
L’été dernier, nous avions découvert ce système grâce à nos voisins déjà Amapiens qui nous avaient laissé leur panier pendant leurs vacances! En plein mois d’août nous avions bénéficié de leurs magnifiques paniers garnis, entre autres, de tomates de toutes les couleurs, avec des saveurs que nous n’avions jamais goutées auparavant !!! Énorme coup de cœur pour nous deux pour cette AMAP mais hélas pour nous à ce moment là, l’AMAP était complète et aucune possibilité d’y entrer, les places sont chères!
Quand, en Mars de cette année, notre voisin nous a prévenus qu’un panier se libérait à l’AMAP, nous avons décidé de sauter le pas! Super excités par cette nouvelle aventure!
Chaque semaine donc, depuis mars, le samedi entre 11h30 et 13h00, nous allons chercher notre panier. C’est une manière pour nous de bénéficier de bons produits, cultivés de manière biologique mais aussi de nous engager auprès de notre producteur: Nous pré-finançons sa récolte annuel et participons une fois par trimestre aux permanences le samedi pour organiser la distribution des paniers aux Amapiens.
Dans notre AMAP, sont produits des légumes mais pas uniquement: Il y a aussi une productrice de fromages de chèvres, un producteur de volailles et œufs, un producteur de farine et de pain et un producteur de pommes, cidre et vinaigre ! De quoi se fournir en bonnes choses tout au long de l’année!

Après presque 6 mois passés au sein de notre AMAP, voici un premier bilan!

Ce que nous aimons:

  • Le lien privilégié que nous tissons avec Benoît, le producteur de légumes de notre AMAP. Nous aimons l’idée qu’en achetant sa production au sein de l’AMAP, nous le soutenons dans sa démarche de production, biologique, respectueuse des saisons, des produits qu’il cultive pour sa famille et pour nous! Nous sommes attentifs en famille à sa vie, sa manière de cultiver et les difficultés qu’il peut rencontrer au cours de l’année. Cette année par exemple, il n’a pas été épargné par la météo, cela s’est ressenti pour lui dans ses récoltes et il a dû gérer au mieux pour que cela ne se ressente pas trop dans les paniers (ce qu’il a réussi à faire mais pas sans stress pour lui!)
  • Les visites à le ferme: Plusieurs fois par an, Benoît organise des sorties à la ferme qui sont l’occasion pour nous de découvrir l’endroit où poussent tous nos légumes et de comprendre encore mieux son travail. C’est un homme discret, mais qui aime partager l’amour de son métier!  Ces visites sont des moments vraiment riches pour toute la famille, c’est vraiment agréable pour nous de voir Notre Grande découvrir la nature, déterrer des radis et l’entendre ensuite nous dire à la maison un grand sourire aux lèvres « ça c’est les radis de Benoît » quand elle passe à table! Notre investissement au sein de l’AMAP, prend donc du sens pour nos filles, nous aimons l’idée qu’elles sachent comment sont produits les légumes et l’idée également de les nourrir sainement (même si, bien sûr cela ne nous empêche pas de les nourrir (souvent!) de Nutella à l’huile de palme…hum, on n’est pas toujours très cohérents, mais on y travaille!). Nos visites aident aussi Benoit  dans son travail, puisque les Amapiens présents lui donnent un coup de pouce au champ (désherbage et autres travaux!) avant de partager de manière conviviale un petit buffet campagnard. L’ambiance est vraiment très agréable et des liens se tissent rapidement entre Amapiens, nous avons déjà, en quelques mois, fait de belles rencontres et avons plaisir le samedi lors des distributions à tous nous retrouver.
  • Nous aimons aussi ne pas savoir à l’avance de quels légumes sera composé le panier!  Il y a toujours des légumes récurrents comme les pommes de terre mais sinon cela varie vraiment d’une semaine sur l’autre. Nous suivons les saisons, en ce moment par exemple nous allons démarrer la saison des tomates et autres légumes de l’été!
  • Financièrement, nous réglons annuellement la somme de 925 euros. Dans l’année, deux semaines sont des semaines « blanches » où Benoit ne livre pas de légumes. Donc en prenant en compte cela, le panier hebdomadaire nous revient à environ 18,5€, cela nous semble être une dépense tout à fait abordable compte tenu des quantités conséquentes de légumes proposées chaque semaine par Benoît. Donc l’aspect financier n’était vraiment pas un critère au départ mais il est finalement notable!

Ce que nous aimons moins:

  • Parfois quand on découvre dans notre panier des légumes qu’on connaît mal, comme les blettes, les fèves ou autres légumes, on ne sait pas trop quoi en faire, comment les cuisiner!  C’est encore l’occasion de faire de nouvelles découvertes culinaires, ce qui est positif,  mais hélas parfois, par flemme, on laisse un peu ces légumes de côté et ils finissent par être gâchées ! Un effort à faire donc pour éviter cela au maximum!
  • Enfin une chose qui nous faisait un peu peur au moment de nous engager c’était le fait d’être « obligés » d’être présents tous les samedis de l’année pour aller chercher nos légumes: au final, oui c’est vrai, nous devons y aller tous les samedis, mais en général le samedi, lorsque nous restons a Paris, nous allons faire quelques courses en famille, donc un détour par l’AMAP ne coûte rien! De plus, quand nous avons dû nous absenter pour des vacances ou autres événements nous avons toujours trouvé une âme charitable pour récupérer notre panier pour nous et nous le transmettre le lendemain ou quelques jours plus tard. Donc en gérant un peu notre agenda en amont, nos visites hebdomadaires à l’AMAP ne nous ont posé aucun problème.

Pour nous, bilan des premiers mois ultra positif, prochain bilan dans 6 mois après une année complète d’adhésion!
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