« Happyyyyy Together »

Il y a bien eu d’autres mariages avant: des beaux, des tendres, dès festifs…
Mais ce weekend il y a eu le mariage de Nos Nicos.

Un mariage sur trois jours, avec tellement d’amour!

Les invités arrivés la veille qui participent avec entrain et naturel aux derniers préparatifs.

Les pompons,

Plein de pompons,

Des tonnes de pompons …

L’oeil un brin fébrile des deux promis qui n’ont pas beaucoup dormi et qui s’affairent dans tous les sens

Les témoins qui « gèrent de ouf' »

La super belle-Maman avec le smile et l’énergie toujours ancrés,

Le weekend démarre et je me sens appartenir à une famille,

Comme si chaque ami, membre de la famille, participait à la création d’un beau puzzle.

Je me dis qu’ils en ont passé du temps nos Nicos à préparer leur mariage,

du temps pour que leur fête soit belle mais surtout du temps pour se l’offrir à eux et nous l’offrir à nous.

Ils nous ont montrés à quel point chacun des invités présents ce weekend comptait pour eux.

Je vois les choses prendre forme au fil des heures,

Comme une montée en puissance jusqu’au moment où ils se disent « OUI » à la Mairie, unis par le papa d’un des deux mariés.

Les mots justes, les mots tendres d’un papa à « ses » enfants comme il les appelle avec douceur.

Alors je regarde autour, toutes les personnes réunies, je prends le temps de les observer.

Les discrets, les en retard , les bavards, les bébés, les enfants, les plus âgés, ceux qui viennent de vraiment loin, ceux d’un peu moins.

Je pense, comme les autres sans doute à ceux qui ne sont pas là, ceux dont l’amour est palpable malgré tout.

Je pense et je ne suis pas la seule, à François Hollande, et surtout à Christiane Taubira (à sa combativité et la justesse de ses propos), à la chance que nous avons de vivre en France. Notre beau pays où je peux voir s’unir deux hommes qui s’aiment 💗depuis plus de 10 ans.

Alors je pleure pas mal (et encore une fois, je ne suis pas la seule), un mélange d’émotions, d’amour, de joie, de fierté, de bonheur.

À la sortie de la Mairie il y a plein de soleil, et je ne sais plus s’il fait « juste » beau ou bien si ce sont nos deux Nicos qui illuminent la journée avec leur bonheur tout neuf de jeunes mariés.

On partage avec bonheur l’émotion du moment.

Et puis arrivent les dernières repet’ des animations pendant que les mariés s’éclipsent avec le photographe, l’entrée en chanson sur « Happy Together » surprise d’une témoin pour les mariés – tout le monde chante ensemble d’une seule voix « Happyyyyyy together!!! » –

Le discours des mariés qui nous font rire et pleurer, pleurer et rire, le vin d’honneur sous un arbre centenaire, la découverte de la salle et sa déco incroyable, le dîner entourés de belles personnes, les mots du deuxième Papa, les animations des copains, la fanfare de folie (surprise des mariés aux invités) et le dance floor jusqu’à six heures vingt-six, une courte nuit avant un brunch d’au revoir, les traits sont plus tirés que la veille mais les sourires sont toujours sur tous les visages…

Oui il n’y’a pas à dire, on est « happy together », et ca fait tellement de bien.

Alors là maintenant, je vais dormir un peu (rapport au fait que je n’ai plus 20 ans et que j’ai les yeux d’un panda et les courbatures d’une Mamie de 85 ans) mais surtout je vais surfer longtemps sur cette vague d’amour.

Me remémorer La gentillesse de chacun

Et la gentillesse ce n’est pas niais ca fait juste du bien!

Ressentir l’énergie positive du moment

La laisser vibrer

Sentir que chacun apporte quelque chose de lui même dans ce genre de moment un peu dingue.

Et je reviens toujours à la même conclusion parce que je crois que c’est vraiment trop bon de se sentir autant aimer, de se sentir « Happy Together » 💗

MERCI LES NICOS! ON VOUS AIME!

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« Sweet sixteen »

Comme chaque année nous nous retrouvons tous les deux autour d’un bon déjeuner, pas d’enfants (merci les copains pour le kidsitting), une bonne table, toujours la même dans la jolie ville de nos vacances et juste nous deux, dans le calme. Attablés derrière nous, une bande d’amis, des jeunes trentenaires avec un bébé de quelques mois, qui dort durant tout leur déjeuner. Nous sourions en repensant à nos débuts de parents. À notre premier été avec notre Grande et comme tout nous semblait facile avec elle… 
Nous sommes des jeunes mariés d’un an seulement mais des vieux parents déjà.
Nous profitons de ce moment pour nous parler de nos envies, de nos projets pour l’année à venir. C’est ici que nous avions pris la décision il y a deux ans de nous marier!

Aujourd’hui, nous échangeons sur nos envies de voyages, nos idées d’échange d’appartement pour les vacances, de travaux chez nous, 10 ans déjà que nous habitons notre appartement et l’envie de faire évoluer notre cocon, avec pour commencer l’idée de faire du tri pour nous concentrer sur l’essentiel…

Les heures passent, des heures rien qu’à nous, je ne me lasse pas de nous deux, de nos tête à tête qui nous nourrissent tant, de nos 16 ans ensemble.

16 ans, c’est un peu le « Sweet Sixteen » des adolescentes américaines. La célébration de l’entrée dans une nouvelle période de notre vie, comme si notre amour n’était plus tout à fait adolescent mais en chemin vers l’âge adulte. Nous grandissons ensemble. Je ne pense pas que l’on puisse s’aimer plus, mais avec les années on s’aime de mieux en mieux. 

Cette année nous avons eu plus de temps pour nous individuellement, nous sommes chacun mieux dans nos corps, mieux dans nos têtes pleines de jolis projets, cela se ressent dans notre couple aussi. Plus épanouis individuellement, nous nous épanouissons davantage à deux.

16 ans et toujours le plaisir d’avancer ensemble sur le même chemin. 

Comme un joli clin d’œil ce soir, nous participons à la fête du village voisin, toute la bande est là, parents comme enfants, nous savourons les meilleures glaces mangées depuis longtemps; Et sur la piste de danse, le chanteur de 70 ans accompagné par sa musicienne du même âge à l’accordéon chante à tue-tête une chanson de Christophe Maé (si si!) que je connaissais pas « il est où le bonheur, il est où? » … alors je me dis qu’il est là le bonheur, il est là 💗…

Je respire 

L’odeur du petit supermarché de ma rue qui sent le supermarché des vacances, une odeur difficile à décrire, un mélange du rayon fruits et légumes et de plastique du caddie …L’odeur de papier journal qui m’envahit quand j’entre dans la petite presse du bout de ma rue. Elle me rappelle la papeterie de mon enfance. 

L’odeur de la colle qui sent l’amande et que j’avais du mal à étaler petite avec son pinceau et son pot coloré. 

Les copeaux de crayons dans le taille crayon qui sentent une odeur douçâtre, de bois, de mines colorées et un peu grasses.

L’odeur de levure du boulanger qui me rappelle les petits pains au lait que ma maman m’achetait les soirs où elle venait me chercher tôt à l’école. 

L’odeur des matelas en caoutchouc du camping, du petit camping gaz avec son cliquetis caractéristique à l’allumage, souvenir joyeux de nos vacances d’été sous la tente. 

Et ce soir l’odeur d’herbe humide, de menthe et de lavande fraîchement coupées alors que nous nous installons pour notre rituel estival dans un transat pour observer les étoiles filantes …

Je me pelotonne sous ma couverture et je respire, je sens et ressens dans mon corps et dans ma tête les émotions liées à ces moments de vie, ces lieux, je savoure ce que leur odeur marqué a pu imprimer dans mon corps et dans mon cœur.

Ma collecte pour Wael et « enfants sans cancer »

Wael, presque 4 ans de toi petit bonhomme 

Je te regarde aujourd’hui courir dans le jardin de notre maison de famille  

Comme tu es libre  

Comme tu es joyeux 

J’entends tes rires qui se mêlent à ceux de mes filles  

Je sens tes bras qui me serrent en me disant des mots doux  

Comme la vie est douce  

Comme la vie est normale aujourd’hui 

Je regarde en arrière, le chemin parcouru depuis ce jour de février 2014 où nous avons appris que tu avais un cancer, une leucémie lymphoblastique aiguë,  

Les mois à l’hôpital  

Les traitements de chimiothérapie  

Les ponctions  

Le secteur protégé (en chambre stérile) 

Alors que tu n’étais qu’un bébé de 4 mois à peine 

Les effets secondaires  

La peur  

L’isolement  

Le poids de la maladie… 

Et aujourd’hui pour nous le bonheur de vivre à tes côtés 

Tu es fort et courageux  

Le traitement et ta force de vie t’ont sauvé 

Tu es en « rémission complète persistante » et tu seras officiellement guéri au printemps 2019. 

Mais ce n’est malheureusement pas le cas de tous tes petits copains à l’hôpital  

1 enfants sur 400 est diagnostiqué d’un cancer 

C’est un chiffre important  

Mais la recherche pédiatrique n’est encore que trop peu financée et donc trop peu de traitements adaptés sont mis en place pour lutter contre les cancers des enfants. 

Faisons avancer la recherche ensemble !  

Comme l’a écrit ma grand soeur, la maman de Wael: Participez à notre collecte pour « Imagine for margo » et partagez pour qu’un maximum de monde soit au courant! Et venez courir, marcher, sourire, rire, pleurer… le 24 septembre prochain au Parc de Saint Cloud!  

Les dons sont reversés par Alvarum. C’est très facile et 100% sécurisé.  

Merciiiii pour votre soutien  🌈🦄💗

Pour joindre la collecte c’est par ici

Leslie (la Tata de Wael)

La mousse au chocolat des Lulus 

Ma recette facile du moment c’est la mousse au chocolat. Je l’ai retrouvée au hasard de mes rangements récents dans un de mes cahiers de recettes! 

Grand plaisir pour les filles et pour toute la famille de la redécouvrir! 
Pour réaliser 6-7 petits ramequins de mousse au chocolat des Lulus, il faut prévoir:

– 200 grammes de chocolat noir (j’utilise les pistoles icôniques de Valhrona – fort fort fort en chocolat Guanaja 70% de cacao, plus d’infos ici)

– 5 œufs (à température ambiante)

– 40 grammes de beurre doux

– 25 grammes de sucre semoule 

Faire fondre le chocolat et le beurre au micro-ondes doucement. 

Séparer les blancs des jaunes. 

Battre les blancs en neige bien fermes après y avoir ajouté une pointe de sel. 

Une fois le mélange chocolat/beurre fondu, y ajouter le sucre et les 5 jaunes d’œuf. 

Mélanger à la maryse pour obtenir une pâte bien homogène. 

Incorporer ensuite doucement les blancs au mélange chocolaté en prenant soin de ne pas casser les blancs. 

Placer la mousse dans des petits ramequins. 

Réserver au réfrigérateur une nuit pour une mousse bien compacte et bien ferme. Pour une mousse plus légère, plus aérée, ne laisser refroidir que 6 à 8 heures et déguster!

 😋 miam 😋 


Dans mon ramequin préféré illustré par Nathalie Choux 

Les bonnes résolutions

En rentrant de jeûner, chaque jeûneur a à cœur de mettre en place des petits ou grands changements dans son quotidien… je repars avec un corps tout neuf, comme revitalisée. En fin de jeûne notre hôte nous a proposé de partager deux choses que nous souhaitions mettre en place dans les prochaines semaines, j’ai beaucoup aimé ce partage qui m’a donné plein d’idées en plus de celles que j’avais déjà! 
Les miennes:

– courir, au moins une fois par semaine, mais deux seraient beaucoup mieux! 

– continuer à m’hydrater régulièrement, au moins 1,5 litres d’eau par jour 

Et j’ai ajouté:

– ne manger que quand j’ai vraiment faim, à satiété et pas parce que je m’ennuie ou parce que j’ai un coup de stress, ou simplement que je ne réfléchis pas et mange machinalement (je devrais peut être mettre un cadenas à mon frigo et à mes placards 😂)

Les autres idées:

– pratiquer la cohérence cardiaque, en mode « 365 » -> 3 fois par jour, 6 respirations par Minutes pendant 5 minutes. (Pour pratiquer la cohérence cardiaque c’est par ici)

– prendre le temps de cuisiner sain et régulièrement 

– ne pas retomber dans les addictions de sucre (celle la me parle bien j’avoue!), en grignotant des gâteaux ou pas autres sucreries industrielles qui traînent en permanence au boulot! 

– manger moins de pain! (Argh,c’est  dur dur!)

– manger avec plaisir, pas trop vite, en prenant le temps de mâcher, manger lentement, en 30 Minutes minimum le midi par exemple

– ne pas manger si je n’ai vraiment pas faim, par exemple ne pas manger le repas du soir si je sens que ce n’est pas indispensable, ou bien sauter le petit déjeuner. 

– Faire du tri dans mes placards dans ma maison: notamment trier ma table de nuit qui disparaît sous des piles de livres et de cahiers en tout genre… on dort bien en étant libéré et en faisant place nette nous a dit notre hôte et je garde cela bien en tête…


Ma table de nuit fraîchement rangée 💪🏻

Expérimenter le silence 

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours détesté marcher. Petite je me souviens des balades au bois du dimanche après midi, un souvenir familial joyeux car nous étions réunies, mais déjà, marcher me paraissait fatigant, je n’y voyais pas d’intérêt … ce dimanche qui en plus me rappelait que déjà le lendemain il fallait retourner à l’école (mon angoisse du dimanche soir, mais c’est une autre histoire)… l’été nous partions au bord de la mer (et c’était génial!) mais nous marchions peu, nous n’étions pas des randonneurs qui partent découvrir les montagnes ensoleillées de l’été. En devenant adulte, je me suis mise à marcher un peu plus, pour suivre mes amis dans leurs randonnées mais toujours avec difficulté, me sentant souvent fatiguée, trop lourde ou découragée. 
Depuis que je jeûne, depuis 2 ans maintenant, j’ai expérimenté et découvert le plaisir de marcher, et plus que ça j’ai découvert le plaisir de marcher en silence. 

Ce silence qui m’a longtemps fait si peur. Moi la bavarde, celle qui ne pouvait laisser un blanc s’installer dans une conversation sous peine de me sentir mal à l’aise… j’ai découvert le silence avec bonheur, et je le cultive.

Aujourd’hui je mesure à quel point le silence fait du bien, à quel point il laisse place au développement de ma pensée. Et quand je suis dans une position d’écoutante, ce silence laisse la place à celui que j’écoute pour construire son propos, pour suivre le fil de sa pensée sans être interrompu.

Chaque année en partant à l’Amandier, je redécouvre ce silence. Au départ, il me faisait peur, mais je l’ai peu à peu apprivoisé. Cette année encore plus que les années précédentes, je le savoure. 

Nous marchons chaque matin entre 3 et 5 heures selon notre énergie du jour. Paradoxalement, en marchant le ventre vide, je me sens libérée d’un poids et pleine d’énergie. Aujourd’hui, nous avons marché trois heures en silence, je fermais la marche comme pour mieux en profiter, sentir derrière moi la nature toute entière m’entourer. 

En silence, tous mes sens s’éveillent.

Mon odorat s’aiguise, je respire les odeurs de thym sauvage sur les hauts plateaux, de pommes de pain dans les sous-bois, des baies sur les arbres, l’humidité de la terre, encore mouillée par la nuit pluvieuse. 

Je sens sur mon visage et dans mon cou le souffle du vent, le soleil qui me chauffe les épaules, et sous mes pieds, les différentes sensations sur le sol, les passages de pierres, ceux plus moelleux, faits de fleurs ou d’herbes.

J’effleure les arbres, les lichens qui s’y sont déposés, le piquant de certaines fleurs, les chardons inhospitaliers, le millepertuis doux et parfumé.

J’entends, les oiseaux, les craquèlements des branchages au sol, les ailes des papillons qui se frôlent pour se séduire, les cigales puissantes sur leurs arbres, les bourdonnements des insectes dans les champs de lavandin. 

Et je vois, je regarde, j’observe, tout autour de moi, avec un regard plus affûté, plus sensible à toute la beauté de la nature. Les couleurs de la végétation me semblent plus intenses que d’habitude. 

Un chevreuil, surpris par notre silence, reste de longues minutes à nous observer avant de faire quelques bonds qui l’éloignent finalement de nous. 

Je suis en silence, la nature me nourrit, la présence du groupe aussi, qui me porte par sa belle énergie. Je me sens à la fois en présence avec moi-même dans une belle connexion et à la fois en lien avec le groupe. 

J’aime vivre cette expérience, déconnecter du monde connecté, en conscience, en présence avec moi même, je suis juste là dans l’instant présent à savourer la beauté de la nature, la beauté de la vie.