« Sweet sixteen »

Comme chaque année nous nous retrouvons tous les deux autour d’un bon déjeuner, pas d’enfants (merci les copains pour le kidsitting), une bonne table, toujours la même dans la jolie ville de nos vacances et juste nous deux, dans le calme. Attablés derrière nous, une bande d’amis, des jeunes trentenaires avec un bébé de quelques mois, qui dort durant tout leur déjeuner. Nous sourions en repensant à nos débuts de parents. À notre premier été avec notre Grande et comme tout nous semblait facile avec elle… 
Nous sommes des jeunes mariés d’un an seulement mais des vieux parents déjà.
Nous profitons de ce moment pour nous parler de nos envies, de nos projets pour l’année à venir. C’est ici que nous avions pris la décision il y a deux ans de nous marier!

Aujourd’hui, nous échangeons sur nos envies de voyages, nos idées d’échange d’appartement pour les vacances, de travaux chez nous, 10 ans déjà que nous habitons notre appartement et l’envie de faire évoluer notre cocon, avec pour commencer l’idée de faire du tri pour nous concentrer sur l’essentiel…

Les heures passent, des heures rien qu’à nous, je ne me lasse pas de nous deux, de nos tête à tête qui nous nourrissent tant, de nos 16 ans ensemble.

16 ans, c’est un peu le « Sweet Sixteen » des adolescentes américaines. La célébration de l’entrée dans une nouvelle période de notre vie, comme si notre amour n’était plus tout à fait adolescent mais en chemin vers l’âge adulte. Nous grandissons ensemble. Je ne pense pas que l’on puisse s’aimer plus, mais avec les années on s’aime de mieux en mieux. 

Cette année nous avons eu plus de temps pour nous individuellement, nous sommes chacun mieux dans nos corps, mieux dans nos têtes pleines de jolis projets, cela se ressent dans notre couple aussi. Plus épanouis individuellement, nous nous épanouissons davantage à deux.

16 ans et toujours le plaisir d’avancer ensemble sur le même chemin. 

Comme un joli clin d’œil ce soir, nous participons à la fête du village voisin, toute la bande est là, parents comme enfants, nous savourons les meilleures glaces mangées depuis longtemps; Et sur la piste de danse, le chanteur de 70 ans accompagné par sa musicienne du même âge à l’accordéon chante à tue-tête une chanson de Christophe Maé (si si!) que je connaissais pas « il est où le bonheur, il est où? » … alors je me dis qu’il est là le bonheur, il est là 💗…

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15 ans

18 août 2016, 15 ans de nous deux aujourd’hui. L’envie de partager ici les mots que j’ai choisi d’écrire pour toi à l’occasion de notre cérémonie d’engagement le 2 juillet 2016.

💗  Happy 15 ans à nous deux 💗

Mon Lulu, 

Nous nous sommes cherchés quelques années avant de nous trouver…

Il nous aura fallu traverser les couloirs du lycée, l’océan atlantique, l’époque du modem 56k avant de tout faire basculer entre nous pendant cet été 2001.

Je me rappelle avec malice de la surprise de Tata Craie, et puis le naturel finalement comme si pour toute la bande, presque encore plus que pour nous, c’était une évidence de nous voir ensemble.
Il me reste de ces premières vacances les photos prises avec deux appareils jetables, la douceur de nos visages juvéniles et nos mains timides qui osent à peine s’enlacer pour ne rien casser de cet amour naissant. 

Je pose un regard joyeux et tendre sur les jeunes adultes que nous étions à l’époque.

Aujourd’hui, 15 années ont passé, nos premières vacances me semblent lointaines et en même temps si proches.

15 ans après, j’ai envie de te dire MERCI,

Merci d’être toi mon Lulu, merci pour ta présence, ta bienveillance, ta douceur, ta patience, ta maladresse, merci pour ton soutien au quotidien dans notre vie de famille, dans mes projets, dans nos projets.

J’aime tout de toi, 

ta manière de ne pas savoir mentir, de développer une petite mou de menton caractéristique qui te grille directement, mais de réussir à la fois à organiser une fête surprise de folie pour mes 25 ans;

tes SMS le matin quand tu déposes les filles à l’école et que tu me debriefes ces petits détails que j’aime.

Ta façon de prendre nos filles sur tes genoux en leur disant que tu les aimes si fort

Ta manière de croire en moi si fort que je me mets à croire aussi

J’aime, ta manière de t’investir, de croire à tout ce que tu entreprends, partout, tout le temps. 

J’aime ton désintérêt profond pour les bijoux et surtout pour les montres, que tu ne portes jamais.

Je crois que ça te ressemble finalement , tu es un peu hors du temps mon Lulu.

Ce temps qui ne semble pas avoir de prise sur toi, mon skateur, éternel adolescent, mais si ancré dans la vie et adulte à la fois.

Le temps glisses sur toi, toi qui ne sembles jamais t’angoisser d’être en retard, de rater un train. Toi qui est si calme, qui ne t’énerves jamais, sauf pour des trucs improbables (« lâcher la chaise ! »), ce qui me fait tellement rire.

Je me dis souvent que tu es très libre mon Lulu, dans ta tête, dans ton corps, dans tes choix.

Je ne t’ai jamais vu paniquer, avoir peur. Et j’avoue que ça m’épate.

Tu me donnes toujours la sensation que tu as confiance en la vie, que tout est simple, et cela me fait tellement de bien de sentir à quel point les choses sont simples avec toi. 

Tu es là, je m’apaise. 

Chaque pièce de notre vie s’écrit de manière fluide, chaque brique se pose de manière stable et solide.

 
Quand je tiens ta main, mon Lulu, j’ai à la fois la sensation de tenir la main de l’homme que j’aime, du père de mes filles, mais aussi de mon frère, mon ame-frère, mon ame-sœur.

Quand je tiens ta main, j’ai la sensation que rien ne peut nous arriver.

Alors devant nos plus proches amis, les témoins de notre amour, de notre construction à deux, j’ai tout simplement envie de te dire que j’y crois fort. A la puissance de nous deux, à la magie qui s’opère parce que nous sommes ensemble, comme une alchimie.

A la beauté de ce que nous créons tous les deux, mais que nous n’aurions jamais pu accomplir tout seul, chacun de notre côté.

Mon espoir, mon rêve pour l’avenir : que nous continuions d’être fort ensemble, de nous appuyer l’un sur l’autre pour mieux avancer, pour mieux nous construire individuellement , à deux et en famille, ensemble tout simplement…

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Une belle parenthèse

je suis sortie du travail, j’ai marché avec le coeur plus léger que d’habitude, avec le sentiment de marcher dans la rue sans l’urgence de cette deuxième journée qui m’attend habituellement, comme chaque parent, chaque soir.

Pas d’enfants à aller chercher à l’école, pas de dîner à préparer, de bain à donner, de chamailleries à désamorcer, d’histoires du soir à raconter, d’enfants à border…

Les filles sont parties en week-end chez leur Mamie Choco.

Ce week-end à la maison sans les enfants nous l’envisagions depuis un moment, sans passer le cap. Pas facile de faire garder nos deux têtes blondes, vue leur énergie et vues les difficultés d’endormissement de Notre Petite. Ce vendredi, pas d’école en raison d’une troisième journée de grève depuis le début du mois. Mamie Choco a gentiment accepté de prendre les filles chez elle et la journée s’est transformée en week-end. Nous avons été agréablement surpris par Notre petite, qui n’est plus du tout petite, et qui était ravie de passer le week-end chez sa Mamie.

Nous nous sommes donc retrouvés avec Lulu, nous avons dîné tous les deux dans un chouette resto, comme nous le faisons très souvent quand les filles sont gardées par leur super babysitter. Mais ce soir là, en rentrant chez nous, tout était différent; Nous avons trouvé  une maison emplie de silence et de calme, notre maison  semblait toute vide d’elles.

Presque 4 ans que nous n’avions pas vécu cela. l’été dernier, nous étions déjà partis sans elles, mais nous n’étions jamais restés chez nous, sans elles.

Nous avons retrouvé ce que nous sommes sans nos filles. Nous avons pu être simplement nous, nous seuls, nous deux. Nous avons pris le temps de faire des choses simples: Lire pelotonnés dans le canapé; Écouter la radio tranquillement le samedi matin, sans avoir à expliquer les infos aux enfants; Aller aux toilettes, sans avoir une petite tête qui nous accueille à la sortie; Se réveiller à l’heure que nous voulons; décider de ne pas déjeuner, ou au contraire de déjeuner à 16 heures… Et surtout ce silence, ce silence qui prend toute la place.

Ce week-end nous a fait un bien fou,  mais après quelques heures, nous étions déjà comme des drogués en manque, en manque d’elles, de leur odeur, de leurs rires, de leurs questions, de la douceur de leurs mains, de leurs rires… Toutes ces petites choses qui justement prennent toute la place dans nos vies.

Ce dimanche, nos retrouvailles ont été douces et joyeuses. nous étions, avec Lulu, très disponibles pour elles, nous avons joué tous les quatre, au « mille bornes », fait la ronde en chantant « le facteur n’est pas passé ». Nous nous sommes baladés sous la pluie et nous nous sommes serrés tous les quatre sous une couette sur le canapé en regardant pour la centième fois « Mon voisin Totoro »… Nous avons simplement redécouvert le plaisir d’être ensemble.

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P1370973« Week-end pluvieux, week-end heureux » avec des cookies au chocolat et des jolies fleurs

 

 

Happy Happy Happy

Il y a un an j’écrivais ces mots, notre histoire. Hier nous avons « fêté nos 14 ans » et j’ai l’impression de continuer d’écrire notre histoire dans le même livre, d’enrichir chaque année les pages avec de nouvelles jolies choses, je suis toujours un peu « fleur bleue ».
14 ans de nous deux, 14 ans et toujours le plaisir de passer ma main dans ses cheveux bouclés.
J’aime sa douceur, sa sensibilité, sa manière de prendre les choses en main, d’aimer faire ce que je déteste aussi; J’aime le voir répondre aux filles sur des sujets qui me paraissent abstraits et dont je ne connais presque rien; J’aime sentir qu’il me comprend en un regard, que je n’ai pas besoin de dire un mot; J’aime l’entendre respirer quand il s’endort, le voir me laisser partir une semaine sans lui et les filles, sans un jugement mais avec de nombreux encouragements.
J’aime savoir qu’il n’est, comme moi, pas rancunier, qu’on ne se dispute jamais, ou si peu;
J’adore qu’il me suive dans mes projets sportifs un peu fous et que ce soit lui au final qui me motive pour les accomplir! J’adore le voir cuisiner pour nous 4, découper les légumes avec minutie comme un orfèvre taillerait de jolis bijoux. J’aime ce que nous étions il y a 14 ans et ce que nous sommes à la fois restés et devenus. « Des amoureux » comme nous appellent nos filles et des parents, aimants, fatigués, parfois, mais le plus souvent très présents pour Notre Grande et Notre Petite. J’aime voir avec lui « le verre à moitié plein »; J’aime quand on s’évade juste tous les deux, que l’on ne se dit rien pendant de longues minutes, que l’on profite juste du plaisir d’être ensemble, de se regarder, de savoir que l’on est là, l’un pour l’autre, depuis un moment déjà et pour encore de longs moments. 💗 Happy 14 à nous deux mon Lulu💗

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Déjeuner en tête à tête aujourd’hui dans un joli restaurant du Lot

Se souvenir…

Ce weekend c’était la fête de l’école de Ma Grande. J’y ai convié ma maman et toutes les deux nous nous sommes souvenues des fêtes de l’école de mon enfance. J’ai fermé les yeux et je me suis rappelée, de son investissement dans les associations de parents, des samedis ensoleillés dans la cour de l’école, des spectacles préparés avec les maîtresses, des éclats de rire, du stand de la pêche à la ligne que tenait ma Maman, du jeu du chamboule-tout…Mes souvenirs sentaient un peu les crêpes au chocolat, le soleil qui réchauffe les visages, et un peu déjà les vacances. Ils étaient doux et plein d’amour.
Ce weekend c’était aussi l’anniversaire de mon Lulu.
J’avais prévu une jolie surprise: L’emmener loin de nos deux amours gardées par leur Mamie Choco. Une première nuit loin d’elles deux, et surtout une première nuit loin de Ma Petite depuis sa naissance il y a bientôt 3 ans.
Dans la voiture qui nous éloignait de Paris, pendant que Lulu conduisait, j’ai enlevé mes chaussures et glissé mes pieds sur le tableau de bord, je me suis souvenue de mes doigts de pieds en éventail dans la voiture que nous conduisions dans le grand Ouest américain il y a quelques années déjà! C’était doux de repenser à notre voyage ensemble, juste tous les deux.
Durant ce weekend, nous nous sommes replongés avec plaisir dans les souvenirs proches ou lointains de nous deux en tant que couple. Nous avons pris le temps d’être ensemble pleinement, de parler, beaucoup, de nous souvenir, des premières fois, des amis perdus de vue, de nos familles, de nos souvenirs communs.
Nous avons marché main dans la main dans la forêt de notre enfance, grimpé sur les rochers comme des enfants, respiré ces senteurs si caractéristiques de sève, de pin, et de sable mêlés.
C’était doux et tendre de nouveau de se replonger dans ces jolis souvenirs en en créant à la fois de nouveaux pour le futur…

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Escapade à La Grange Saint-Martin à Fontaine le Port et restaurant étoilé « L’Axel » à Fontainebleau (Seine et Marne)